François Fillon à Oyonnax : « Je souhaite développer massivement l’alternance. »

Discours de François Fillon
Oyonnax (Ain) – Jeudi 19 janvier

Seul le prononcé fait foi.

Mes chers amis,

C’est un plaisir de me retrouver parmi vous et puisque l’heure est encore aux vœux, je souhaite à chacune et chacun de vous une bonne année 2017.

Soyez heureux, prenez soin de vous et de ceux que vous aimez, soyez passionnés, ne renoncez pas à vos rêves, et puisque vous avez la France au cœur, engagez-vous pour elle, mobilisez-vous pour elle : elle aura bien besoin de votre audace et de votre courage.

Il y a quelques semaines de cela, j’entendais François Hollande nous dire, avec le ton martial qu’on lui connait, « qu’il n’y avait pas de France sans Etat ! »… J’ai beaucoup de respect pour l’Etat, mais il faut surtout dire qu’il n’y a pas de France sans les Français !  Ce sont les Français qui font vivre notre pays.

Ce sont eux, travailleurs, entrepreneurs, agriculteurs, ingénieurs, chercheurs et tant d’autres métiers, qui font que notre pays est encore la Vème puissance du monde ; ce sont nos militaires, nos policiers, nos gendarmes qui le sécurisent et le défendent, parfois au prix de leur vie.

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Baisse de la natalité : nouvelle marque de l’échec de la politique mise en œuvre depuis 5 ans – Bruno Retailleau

Il n’y a plus d’indicateurs qui soient au vert en France après les cinq ans de gouvernement socialiste. Qu’il s’agisse  du chômage, de  la dette, des résultats de l’école, de la baisse du pouvoir d’achat… la France régresse partout comparé à ses voisins européens.

Il y avait un domaine où notre pays se singularisait positivement c’est la natalité. C’est fini.

Le passage de François Hollande aura réussi a inverser une seule courbe : celle de la natalité ! C’est la fin d’une exception que nous enviaient nos voisins européens. Une nouvelle fois l’Insee relève une baisse de la natalité en France.

Nouvelle marque de l’échec de la politique mise en œuvre depuis cinq ans.

Les Français n’ont pas confiance en l’avenir, les difficultés de logement demeurent, le pouvoir d’achat a été amputé par les mauvais résultats économiques et l’explosion des impôts. Et cerise sur le gâteau, François Hollande s’est attaqué avec constance à la politique familiale. En rompant avec le principe d’universalité de ces allocations et en revoyant à la baisse le quotient familial les familles ont été frappées au porte monnaie. On en voit aujourd’hui très objectivement le résultat.

Il y a urgence à stimuler l’emploi l’économie et le pouvoir d’achat des Français, à changer de politique pour la tourner vers les Français et les familles. Il y a urgence à mettre un terme aux choix calamiteux du Parti socialiste.

Bruno Retailleau
Coordinateur de Campagne de François Fillon

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Déclaration au Mémorial de la Shoah

 

L’antisémitisme et le racisme continuent d’être une forme de cancer pour notre humanité. C’est un danger qui menace la démocratie et qui doit faire l’objet de toute notre attention et de toute notre volonté.

Le travail qui est fait au Mémorial de la Shoah est un travail d’historiens, mais aussi un travail de pédagogie et de lutte contre l’antisémitisme et contre le racisme.

À travers le combat pour défendre les Juifs et lutter contre l’antisémitisme, on se bat pour défendre la France et la République.

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« Je n’ai qu’un mot d’ordre : unité et engagement total pour la victoire ! »

Discours de François Fillon
Conseil national des Républicains

Seul le prononcé fait foi.

Mes chers amis,

Je suis heureux de me retrouver en famille, avec Les Républicains.

Candidat à la présidence de la République, je ne suis plus l’homme d’un parti, mais je n’oublie pas d’où je viens, je ne vous oublie pas.

Je sais que vous serez en première ligne, je sais que c’est sur le terrain, avec les cadres et les militants de notre mouvement que la victoire à la présidentielle et aux législatives se décidera.

Je suis fier de notre parti qui a su démontrer aux Français sa capacité à organiser une primaire vraiment démocratique.

J’en remercie toutes celles et tous ceux qui ont participé à son organisation, Thierry Solère et Anne Levade en tête.

Notre primaire fut digne. Digne de vous, digne des militants, digne de nos concitoyens qui attendent le meilleur de leurs responsables politiques.

Certes, la compétition était là, mais il y avait du respect, il y avait de l’estime entre nous tous.  Je veux saluer Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, Bruno Le Maire, Nathalie Kosciusko Morizet, Jean-Fréderic Poisson et Jean-François Copé.

J’ai emporté la partie : le score fut franc et sans appel, mais nul n’a vraiment perdu, car au-delà de nos personnes, c’est notre démocratie qui a été victorieuse et c’est une nouvelle image de la droite qui s’est imposée aux yeux des Français.

Avec 4 millions d’électeurs, nous avons mis la barre haute.

Nous verrons si le parti socialiste – jamais avare de leçons démocratiques et toujours prompt à se présenter en parti du peuple – est capable de faire aussi bien…

Quant au Front National, pas de primaires : la démocratie y est remplacée par la généalogie et les querelles familiales.

Après ma victoire, je me suis attelé au rassemblement de toutes les forces et toutes les sensibilités de ma famille politique.

J’ai tendu la main à tout le monde et tout le monde l’a saisie.

Vous serez les fers de lance de ma campagne ; les élus, les cadres et les militants de métropole, de l’Outre mer et des français de l’étranger ;  j’aurai besoin de chacune et chacun d’entre vous.

Pas de calcul, pas de dispersion, pas d’égo, je n’ai qu’un mot d’ordre : unité et engagement total pour la victoire !

Laissez les scénarios aux scénaristes, laissez les sondages aux sondeurs, ne nous laissons ni enivrer par les bonnes nouvelles, ni abattre par les moins bonnes : une campagne présidentielle réclame sang-froid et ardeur.

La victoire récompensera le camp le plus décidé.

Ne cédez à aucune intimidation.

On nous accuse de vouloir redresser la France avec énergie… Assumez et ripostez car c’est nous qui avons raison de penser que la situation réclame du courage !

On nous accuse de défendre les valeurs françaises. Assumez et ripostez car il n’y a pas à s’excuser d’être patriote et d’avoir du bon sens !

Je ne vais pas changer ce que je crois et ce que je veux en fonction des vapeurs des uns et des injonctions du microcosme. Il y a deux mois, je n’étais pas son candidat favori ; je n’ai pas l’intention de le devenir.

Ça n’est pas de l’obstination, c’est tout simplement que j’ai mes convictions et la certitude que mon projet peut redresser notre pays.

Ce projet, je vais l’expliquer, je vais le préciser, l’enrichir de vos meilleures idées, mais pas de zigzags, pas de camomille. Je m’appelle François Fillon, pas François Hollande !

Pour moi, la démocratie, ça n’est pas des convictions pour les primaires, d’autres convictions pour la présidentielle et pourquoi pas encore des convictions pour les législatives.

On n’est pas sous la IVème République et, surtout, la France est en état d’urgence.

Avec 6 millions de Français à Pôle emploi, avec cette croissance maigrelette qui ne stoppera pas la précarisation du pays, avec 2000 milliards de dettes, avec les extrémistes qui fondent vers le pouvoir, avec l’Europe qui se traine et face à la menace du totalitarisme islamique, moi, je ne vois pas l’élection de 2017 comme celle d’une alternance classique.

Non, ce doit être le point de départ d’un peuple qui, par tous ses instincts de vie, se met à l’offensive et à l’action.

Nous n’avons pas d’autre choix que d’aller à fond, pas d’autre alternative que d’oser le maximum.

Mes adversaires pensent que les Français n’aspirent qu’à conserver le peu qu’ils ont. C’est la théorie du partage des miettes.

Je pense le contraire, je pense que les Français sont prêts à s’engager pour plus qu’ils n’ont. En cela, mon projet est, pour eux, l’opportunité de secouer ce système qui les bride et les appauvrit.

Avec vous, je me bats pour redresser notre pays et lui donner un avenir, pas pour ruser avec lui et passer entre les gouttes.

Je me bats pour le progrès économique et social. Le progrès est toujours une dispute sur nous-mêmes, avec nos conservatismes, nos égoïsmes, nos peurs.

Personne ne nous fera de cadeaux : ni le nouveau président américain, ni celui de la Chine. Ne rêvons pas d’une soudaine croissance internationale qui viendrait nous tirer d’affaire.

De nous dépendent notre avenir et celui de nos enfants.

Evidemment, nous pourrions, comme la gauche, mettre en sourdine la vérité, mettre l’intérêt national de côté, mettre de l’eau dans notre vin… Mais ce serait de la lâcheté et vous n’êtes pas lâches ; ce serait au surplus ne pas avoir compris la colère qui gronde.

Les Français en ont plus qu’assez des demi-mesures.

Quant à nos électeurs, ceux qui forment le cœur de la droite : ils veulent un cap et des choix clairs. Liberté, autorité, fierté nationale : c’est leur message et c’est le mien.

Alors certes, la force et la franchise de mon projet m’exposent aux blâmes et aux caricatures de ceux qui sont mous et flous.

Les balles sifflent de partout. Visiblement, je gène et visiblement on cherche à vous intimider.

Lors de leur premier débat télévisé, les socialistes ont plus prononcé mon nom que celui de la France.

« Tous contre Fillon !», « tous contre la droite », tous contre ces « pauvres » électeurs de la primaire qui, nous répète-t-on, ne représentent que 4 millions de Français.

Mais il ne suffit pas d’être contre, encore faut-il avoir quelque chose à dire.

Qu’ont-ils à dire et à proposer ceux qui nous mitraillent ? Qu’ont-ils à dire ceux qui nous caricaturent et qui n’aiment la droite que lorsqu’elle marche à l’ombre ?

Rien de nouveau, rien de sérieux pour répondre à l’urgence d’un pays qui décroche.

Le déclin est là, la colère monte, mais ces gens-là vous disent qu’il ne faut rien changer. Contre le redressement national, mes adversaires ont rédigé leurs tracts : « sang et larmes » « purge », « casse sociale », et pourquoi pas l’apocalypse !

Il m’arrive d’entendre certains à droite utiliser les mêmes mots que la gauche… Que ma victoire ait pu décevoir certains je puis le concevoir, mais j’attends de mon parti de la responsabilité et de la discipline.

La casse sociale, elle est là, sous nos yeux ! Elle truffe le bilan de François Hollande et de ses anciens ministres qui aujourd’hui nous donnent des leçons.

Je vaincrai leurs mensonges, je vaincrai ceux qui prétendent réenchanter la France en lui jouant un air de pipeau. La vérité, la raison, le courage, seront plus forts que les tartarinades habituelles.

Quel que soit le vainqueur de ces primaires, il y aura bien, entre nous, une différence de fond : moi, je veux relancer la France ; à gauche, on veut l’assister dans son déclin, Mr Macron compris, Mme Le Pen aussi.

A cette capitulation, j’oppose un chemin plus grand, plus droit, un chemin exigeant mais tellement plus engageant puisqu’il s’agit de faire de la France une puissance gagnante. La première puissance européenne d’ici 10 ans.

Nous allons larguer les amarres et nous détacher de cette chape de plomb idéologique qui a piétiné l’amour de la France, piétiné le goût du travail, piétiné la récompense du mérite, piétiné le sens de l’autorité, piétiné ce qu’il y a de plus lumineux en nous : la liberté.

J’ai appelé cela la révolution du bon sens !

Je regarde l’horizon proche et je vois ce que la France pourrait être si nous prenons fermement les choses en mains.

Le pays de l’audace plutôt que celui de la bureaucratie, le pays de l’emploi plutôt que celui des 3000 pages du code du travail, le pays qui investit dans l’avenir plutôt que d’étouffer sous sa dette, le pays du dialogue social plutôt que celui des diktats syndicaux, le pays de la solidarité non celui de l’assistance, le pays des initiatives plutôt que celui des circulaires.

D’une société soumise où tout est nivelé, encadré, figé au nom d’un misérabilisme mou, nous passerons à une société d’engagés et d’engagements.

Avec tous les Français qui veulent réussir, je fonce pour une France du plein emploi, une France productive. C‘est ma priorité absolue.

Il faut travailler tous pour produire plus et gagner plus. Et il faut en parallèle remettre nos finances publiques en ordre afin de mettre un terme au cercle vicieux : toujours plus de dépenses, toujours plus de déficits et donc toujours plus d’impôts et de charges.

Je baisserai massivement les charges qui pèsent sur le coût du travail et sur la feuille de paye ; je donnerai aux entreprises la liberté de négocier avec leurs salariés ; je reverrai notre système éducatif, généraliserai l’apprentissage, refonderai la formation professionnelle, développerai le statut d’autoentrepreneur, créerai celui de prestataire indépendant, miserai à fond sur les technologies, réformerai l’assurance chômage.

Je veux plus de confiance pour ceux qui font tourner les moteurs de l’économie française. Je préfère valoriser les fortunes françaises qui investissent en France plutôt que de ramper devant les fortunes étrangères.

La meilleure politique sociale c’est celle qui donne du boulot à ceux qui n’en ont pas et qui permet à ceux qui en ont un de progresser dans leur carrière et leur salaire.

Je veux agir pour les jeunes qui se cassent les dents sur la rigidité du code du travail.

Agir pour les chômeurs qui préfèrent bosser le dimanche plutôt que de pointer à Pôle emploi le lundi. Pour les ouvriers qui préfèrent travailler un peu plus que de ne plus travailler du tout.

Les socialistes redécouvrent les heures supplémentaires défiscalisées qu’ils avaient supprimées par revanche idéologique. Et certains d’entre vous se demandent s’il ne faudrait pas revenir à ce dispositif…

Non, et je m’explique.

Notre projet repose sur l’allongement de la durée du travail, par la négociation, par la liberté donnée aux acteurs de terrain de discuter et de décider par eux-mêmes et pour eux-mêmes.

La durée du travail dans l’entreprise se définit principalement par un critère : c’est le seuil de déclenchement des heures supplémentaires.

Si on réintroduit la défiscalisation des heures supplémentaires, alors l’intérêt de négocier un allongement de la durée du travail disparaît : pour les salariés et même les entreprises, il vaudra bien mieux rester aux 35 heures et bénéficier des avantages fiscaux et sociaux dès la 36e heure…

Par ailleurs, cette mesure se heurte à un problème de logique.

La gauche a imposé les 35 heures et on y a ajouté des baisses de charges pour compenser la perte de compétitivité des entreprises. Franchement est-il raisonnable de dépenser massivement de l’argent public pour réduire le temps de travail, puis à nouveau pour l’augmenter ?

En 2007, nous avions introduit la défiscalisation des heures supplémentaires pour assouplir les 35 heures. On avait aménagé le symbole. Nous savons que cela n’a pas permis de restaurer la compétitivité de notre économie et de réduire le chômage.

Moi, je veux en sortir vraiment pour imprimer une autre culture, celle de la négociation.

Les Français en seront-ils récompensés ? Evidemment, car lorsqu’ils travailleront plus, ils gagneront plus qu’aujourd’hui.

Pour réussir, toute négociation d’entreprise, avec accord majoritaire, cherche un compromis gagnant/gagnant.

Ce que je veux faire, d’autres pays l’ont fait. Il ne s’agit pas de les copier mais de méditer leurs résultats.

Il y a une dizaine d’années, l’Allemagne avait un taux de chômage supérieur au nôtre. Depuis, il a été divisé par deux grâce à une réforme courageuse de son marché de l’emploi.

4 millions d’emplois ont été créés chez nos voisins tandis que le nombre de nos emplois dans le secteur marchand est resté identique.

Par sa productivité retrouvée, l’Allemagne voit sa caisse d’assurance chômage dégager des excédents record alors que notre Unedic aligne les déficits.

Depuis 10 ans, l’assurance maladie allemande est, elle aussi, en excédent tandis que notre sécurité sociale a enregistré 100 milliards d’euros de déficits.

Outre-Rhin, les salaires ont récemment monté de 4% en moyenne ; chez nous, c’est à peine mieux que la stagnation.

Ceux qui prétendent qu’en Allemagne c’est « l’austérité » et qui défendent notre modèle économique et social avec des trémolos dans la voix, sont les mêmes qui qualifient mon projet de « brutal ».

C’est l’échec actuel qui est brutal, ça n’est pas mon projet !

Mon projet est responsable et efficace.

Contrairement à ce que j’ai pu lire, il n’est pas récessionniste ou déflationniste.

Je n’envisage pas de faire chuter les salaires, je souhaite au contraire les débloquer par plus de travail ; je ne milite pas pour la fin de toutes les dépenses publiques, je souhaite les ramener de 57% du PIB à 49% en 5 ans ; je ne mets pas fin à l’administration française et ses 5 millions et demi d’agents publics, j’en réduis le nombre de 8% sur un quinquennat ; je ne prétends pas revenir à l’équilibre de nos comptes publics en 2018 mais en 2022 ; je ne stérilise pas l’investissement puisque je veux, au contraire, le stimuler par une fiscalité plus favorable et par des privatisations dont les bénéfices seraient injectés dans des grands projets technologiques ; je n’oublie pas les Français puisque je propose 10 milliards de pouvoir d’achat supplémentaire pour les salariés à travers la suppression de la cotisation salariale maladie et une politique familiale renforcée.

Je ne sous-estime pas les efforts de mon plan mais il est raisonnable et totalement tourné vers l’amélioration de la vie des Français.

La souffrance ne fait pas une politique, mais le renoncement pas davantage.

La mécanique du déclin économique et social de notre pays est connue.

La montée sans fin des dépenses et des prélèvements publics étrangle la production privée. Dès lors, ce sont les importations qui répondent à la demande au détriment de l’emploi.

Le chômage de masse a fait basculer des pans entiers de la population et du territoire dans la pauvreté.  D’où la pression en faveur de transferts sociaux accrus qui sont financés dans un premier temps par la dette mais qui appellent inévitablement de nouveaux impôts.

Je veux casser cette spirale infernale. Je veux la casser non par l’austérité et la déflation mais par la production et la reflation.

Je vais libérer l’activité de tous les secteurs d’activité qui ont été bloqués par le matraquage réglementaire et fiscal : l’agriculture, l’industrie, les services, la construction.

Nous effectuerons une marche de fond pour améliorer tous les facteurs de production, du travail à l’innovation en passant par le financement et l’énergie.

Nous libérerons l’activité tout en veillant non pas à la protection des postes mais à celle des personnes, notamment par un effort d’éducation et de formation tout au long de la vie.

Et cette restauration d’une production française compétitive permettra de distribuer les richesses créées au lieu d’égaliser la misère comme aujourd’hui.

Le revenu moyen d’un Français est inférieur de près de 13 % à celui d’un Allemand. Nos concitoyens sont étouffés par la croissance molle, le chômage et les impôts. Nous allons les laisser de nouveau respirer !

La liberté, je la mêle à la France unie et fraternelle telle que je la veux.

La France unie attachée à une certaine idée de la famille, a été dédaignée. Je la protégerai et lui redonnerai ses droits, car la famille est l’un des piliers de notre société.

La France unie se joue à l’Ecole de la République.

Elle qui doit transmettre les savoirs fondamentaux autour desquels nous devons concentrer les efforts plutôt que de multiplier les activités périphériques.

L’Ecole, préparant à un métier avec une valorisation massive de l’alternance.

L’Ecole de la République, symbolisée par le port d’un uniforme scolaire donnant à tous les élèves, quelles que soient leurs origines, le goût d’être ensemble, tous égaux.

La France unie exige l’autorité de l’Etat, l’autorité de la loi, la nécessité de l’ordre.

Il faut mettre les mots sur les actes. Et je rappelle ce que j’ai déjà dit puisqu’il faut bien que ceux qui se jouent des lois l’entendent cinq sur cinq.

Un délinquant n’est pas un mineur qui se cherche. C’est un délinquant !

Un criminel n’est pas une victime. C’est un criminel !

Un djihadiste n’est pas un « déséquilibré » : c’est un terroriste !

La sécurité doit être partout et pour tous, avec des forces de l’ordre modernisées et une Justice ferme et rapide.

L’impunité zéro doit être la règle !

Je veux rétablir les peines planchers pour les récidivistes.

Un délit : une sanction ! Voilà la règle qui doit être parfaitement claire pour les délinquants.

La France unie n’est pas une addition de communautés et de clans.

Elle a une identité, des coutumes, une culture, un drapeau.

Le repli communautariste est un danger.

Les 66 millions de Français ne doivent pas être encouragés à dire «et moi et moi et moi », mais entrainés à dire « et nous » !

Le patriotisme est la seule façon de transcender nos origines et  nos religions.

L’immigration sans intégration, sans assimilation, doit être stoppée.

Dans la République française, les étrangers ont des devoirs avant de réclamer tous les droits.

C’est une question d’unité nationale. Mais c’est aussi une question de courtoisie car quand on entre dans la maison d’autrui, on n’y impose pas ses lois !

Je veux réduire l’immigration à un strict minimum, en l’organisant par quotas, en fonction de nos besoins économiques et de nos capacités d’intégration.

A ceux que nous avons choisi d’accueillir, je veux que nous disions, avec précision et clarté, ce que nous exigeons d’eux : exercer un travail, s’approprier notre langue, respecter nos règles communes.

Aux vrais réfugiés politiques, l’honneur commande que la France tende sa main. Mais avec les clandestins, elle doit être inflexible.

Je veux que nous mettions les Etats d’origine en face de leurs responsabilités, pour qu’ils prennent leur part de la maîtrise des flux migratoires et qu’ils s’impliquent dans le retour de leurs ressortissants.

Je conditionnerai l’aide au développement à leur coopération.

L’Islam radical mine nos concitoyens musulmans. Il les infiltre, il les prend en otage.

Les fanatiques détestent ce que nous sommes. Je les combattrai sans relâche et sans pitié.

Je veux un strict contrôle administratif du culte musulman, tant que son ancrage dans la République ne sera pas pleinement achevé.

Je veux la dissolution immédiate de tous les mouvements qui se réclament du « salafisme » ou des frères musulmans.

Je veux qu’on retire leur nationalité aux français qui sont parti nous combattre en Syrie et en Irak.

Autour de nous, le monde est traversé de menaces et il nous lance ses défis.

La fin de la guerre froide puis le choc du 11 septembre ont provoqué une déflagration du système international et un retour fulgurant de l’Histoire, avec ses rapports de force géopolitiques et ses crispations identitaires.

On ne répondra pas à cette surchauffe en se repliant médiocrement derrière nos frontières.

J’appelle de mes vœux une France souveraine, appuyée par des forces militaires dont les moyens seront augmentés.

Ma vision des relations internationales est commandée par les intérêts de notre pays et par eux seuls.

Quel que soit celui qui dirige le Kremlin à Moscou, et quel que soit celui qui dirige la Maison Blanche à Washington, l’amitié n’a rien à faire quand on défend la place de la France dans le monde et la sécurité des Français.

Dans ce monde, les dirigeants passent, les régimes évoluent, les nations demeurent.

La France n’y tiendra son rang que par une politique d’indépendance nationale.

Elle doit être libre.

Libre de combattre le totalitarisme islamique avec tous les acteurs de la région sans aucune exclusive.

Libre de dire non aux Etats-Unis quand ils imposent des sanctions monétaires dans le monde.

Libre de parler avec la Russie avec franchise.

Evidemment, pour cela, il faut un vrai président de la République.

La souveraineté française ne peut être incarnée par un homme qui navigue à vue dans son propre pays.

Avec François Hollande, la France a payé le prix fort pour apprendre qu’on n’existe pas, si l’on ne sait ce qu’on veut, ni où l’on va.

Dans ce vingt et unième siècle qui bascule vers le continent asiatique, l’Europe doit constituer pour la France un amplificateur de souveraineté.

Je ne parle pas du projet de fédérations d’Etats auquel je n’ai jamais cru ni de l’Europe communautaire et ses normes byzantines.

Je parle de l’Europe des nations, unies pour défendre la civilisation européenne et leur avenir commun.

Je parle d’une Europe politique concentrée sur ses priorités stratégiques.
Je parle d’une Europe appuyée sur l’euro, qui peut devenir un atout entre les mains d’un gouvernement économique européen.

Je parle d’une Europe de la sécurité partagée, dans laquelle chaque Etat, y compris l’Allemagne, prendra sa part du fardeau de l’effort militaire.

Cette Europe, il faut la construire, demain – et y parler d’une voix claire !

Voilà mes amis, le sens de mon projet et l’ambition française qui doivent dicter notre unité et nos efforts.

L’ampleur et l’urgence du redressement national nous commandera d’agir fort et vite, avec pour première priorité l’emploi et la croissance.

Nous devons entendre les Français. Nous devons entendre leur demande d’honnêteté, de courage et de vérité. Face aux conservateurs de tout poil, nous devons aussi faire le choix de la modernité. La société change à la vitesse de l’électron. Nos enfants vont plus vite que nous. L’autorité du sommet sur la base ne suffit plus à organiser une société où les individus cherchent à décider pour eux-mêmes et par eux-mêmes. Je reviens des Etats-Unis où j’ai vu cette modernité en marche. Les entreprises françaises sont prêtes à relever les défis du monde nouveau, pour peu qu’on ne leur mette pas les bâtons dans les roues – ou les taxes sur les robots comme le propose un socialiste certes jeune mais bien ancré dans le monde d’hier. A nous d’entendre aussi les demandes de cette société qui réclame du partage. A nous d’entendre la volonté des femmes de s’investir dans la vie publique, à tous les niveaux, pas seulement en tant que conseillères municipales. Nos investitures pour les législatives sont en cours. En matière de parité, nous partons de loin. Nous aurons du mal à parvenir à 50%. Mais ne donnons pas de nous une image vieillotte et misogyne. La parité n’est pas une contrainte. C’est une condition indispensable de l’unité nationale. Je veillerai à ce que dans les semaines qui viennent, le nombre de femmes investies aux législatives soit en augmentation significative.

Entendons aussi les Français quand ils réclament des élus efficaces et disponibles. Entendons leurs interrogations et parfois leur colère face à une démocratie qu’ils jugent lointaine et privilégiée. L’exercice des mandats en 2017 n’obéit plus aux mêmes règles qu’aux débuts de la Vème République.  C’est pourquoi je ne reviendrai pas sur la loi sur le cumul des mandats. Comment nos concitoyens pourraient-ils comprendre que nous nous occupions de nous-mêmes au lieu de nous occuper d’eux. Je vous le dis aujourd’hui, avec franchise et amitié : ce serait un bien mauvais début de mandat, pour moi comme pour tous les parlementaires de notre majorité.

Notre priorité, ce sont les Français. Notre priorité, c’est le projet pour redresser la France.

Maintenant, nous avons quatre mois.

L’aventure mobilisera 100% de notre énergie. Il faudra tracer à travers les doutes, les vents contraires, les attaques.

Je vous entraine dans une bataille franche, sans artifice, une bataille d’intérêt national, mais c’est la bataille gagnante de celles et ceux qui aiment la France.

Vive la France et vive la République !

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François Fillon dans Nice Matin : « Il faut une immigration minimale et très contrôlée »

Nice Matin : Certains font de Cédric Herrou un héros, d’autres un ennemi public. Votre sentiment ?

François Fillon : Il y a des lois et il convient de les respecter. Sinon, c’est l’anarchie. C’est l’honneur de la France de protéger ceux qui fuient la guerre et sont persécutés. Mais il y a des règles qui encadrent l’accueil des réfugiés et des étrangers qui ne sont pas tous éligibles au droit d’asile. Ceux qui ne les respectent pas s’exposent à des sanctions. M. Herrou est peut-être généreux mais il n’est, à mon sens, pas responsable car ce n’est pas à lui de juger qui peut entrer et demeurer en France.

Quelles seront les priorités de votre politique migratoire, si vous êtes élu en mai ?

Il faut une immigration minimale et très contrôlée, répondant à nos besoins économiques et à nos capacités d’accueil et d’intégration. Je veux mettre fin à cette situation douloureuse et sans issue qui voit des hommes, des femmes et des enfants dormant dans les rues, à même le sol, été comme hiver et dans des conditions d’hygiène déplorables, qui sont la proie de tous les trafics. Les laisser entrer en France où ils n’ont comme horizon que cette vie de misère n’est pas conforme à nos valeurs.

Nous devons donner un signal fort en pratiquant une politique ferme d’expulsion des étrangers en situation irrégulière vers leur pays d’origine. Et notamment tous les déboutés du droit d’asile qui, aujourd’hui, restent sur notre territoire faute d’une réelle politique de reconduite aux frontières. Nous devrons aussi renégocier les accords de Schengen qui ne permettent pas de lutter contre les arrivées massives que nous connaissons aujourd’hui. Nous avons besoin d’un corps de garde-frontières et de garde-côtes pour surveiller nos frontières terrestres et nos façades maritimes, en particulier la Méditerranée. Les Etats qui ne parviennent pas à assurer la surveillance de leurs frontières devront sortir du système Schengen qui ne peut être efficace que s’il est vraiment appliqué dans tous les pays qui y adhèrent. Sinon, la charge est reportée sur les Etats jugés les plus attractifs par les candidats à l’immigration. Enfin, nous devons pouvoir rétablir des contrôles à nos frontières lorsque la situation l’exige comme c’est le cas actuellement en raison des impératifs de l’état d’urgence.

Notre pays est traversé par de profondes divisions. Pourrez-vous rassemblez les Français sans mettre un peu d’eau dans votre vin ?

A force de mettre de « l’eau dans notre vin » comme vous dites, on ne résout pas les problèmes de la France. Depuis trois ans, je parcours notre pays de long en large et j’entends les Français dire qu’ils en ont assez des demi-mesures. Ils ont raison. On est en déclin. Pour redresser notre pays, combattre le chômage de masse et relancer la croissance, il faut des mesures franches et percutantes. J’assume la radicalité de mon projet parce que le pays est radicalement bloqué. Je fais le pari que les Français veulent la vérité et qu’ils sont prêts à des changements puissants. C’est pourquoi je n’ai pas l’intention de renier mes convictions.

A l’heure où l’emploi repart légèrement, la France a-t-elle toujours besoin d’une potion libérale aussi sévère que celle que vous préconisez ?

Avec 6 millions de personnes à Pôle Emploi et plus de 2.000 milliards de dettes, on ne peut pas dire que ça va mieux et qu’on peut continuer comme cela longtemps. La très légère embellie sur le marché de l’emploi est largement due à la multiplication des stages et des emplois aidés. En réalité, notre croissance est poussive, notre modèle social est fissuré et nos déficits menacent notre avenir. Face à cette situation, mon projet n’est nullement « brutal ». Ceux qui disent cela, ce sont les démagogues de la gauche et de l’extrême droite qui veulent endormir les Français. La vérité, c’est que mon projet est tout simplement efficace, raisonnable et responsable. Si la France se réforme et se retrousse les manches, elle peut être d’ici 10 ans, la première puissance européenne. C’est mon objectif !

Pour clore ce débat, quelle sera la sécurité sociale des Français demain, vous Président ?

La Sécurité sociale fait partie de notre unité nationale. Je n’ai absolument pas l’intention de revenir sur le principe de la solidarité. La société du chacun pour soi n’est pas la mienne. Mais sur l’assurance maladie et la santé, sur les allocations chômage, sur les retraites, il y a des réformes à faire pour être plus juste et plus efficace.

Certains, dont Henri Guaino, vous ont accusé de faire du communautarisme en évoquant trop ouvertement votre foi chrétienne…

Il n’y a pas de honte à affirmer notre héritage chrétien et je n’ai pas de leçons à recevoir en matière d’unité nationale. Depuis longtemps, je m’oppose au communautarisme et au repli identitaire. C’est moi qui ai fait appliquer l’interdiction des signes religieux à l’école et mis hors la loi le port du voile intégral. Je ne transige pas sur la laïcité, mais la laïcité n’est pas l’adversaire de la foi.

Beaucoup d’élus vous pressent, sinon d’annuler, du moins de repousser à 2020 la loi sur le non- cumul des mandats. Allez-vous les entendre ?

Je me suis engagé à respecter cette loi sur le non cumul des mandats. Je pense que les Français ne comprendraient pas que nous revenions là-dessus.

La gestion des sensibilités et des ego, au sein de votre camp, est-elle plus difficile que vous ne l’imaginiez ?

La primaire de la droite et du centre a été digne. J’ai tendu la main à tout le monde. Le rassemblement autour de ma candidature s’est fait rapidement et sans problème majeur. Nous sommes maintenant en ordre de marche pour mener campagne et aller chercher la victoire.

Êtes-vous surpris par le nombre et la virulence des attaques que vous subissez depuis votre succès à la primaire ?

Dans la primaire, je n’étais pas le candidat de l’establishment et des sondages et je n’étais pas le « favori» espéré de la gauche et du FN. Je suis attaqué par mes adversaires parce qu’ils sentent ma volonté et celle de l’électorat de la droite qui s’est reconnu dans mes valeurs. Ces attaques ne m’impressionnent pas. Je vais continuer de tracer ma route.

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François Fillon : « La France doit réduire son immigration légale au strict minimum »

Discours de François Fillon
Mercredi 11 janvier – Nice

Mes amis, mes chers compatriotes,

C’est à Nice et c’est avec vous que je repars en campagne.
A cette ville que j’aime et à vous tous, j’adresse mes vœux de bonheur et de succès pour cette nouvelle année qui commence.
Je suis parmi vous, avec le cœur encore serré par la tragédie du 14 juillet.
De ce souvenir monte en moi une volonté inflexible de défendre nos valeurs.
Si les Français me font confiance, je prendrai tous les moyens et je solliciterai tous les Etats vo- lontaires, de Washington à Moscou, d’Ankara à Téhéran, pour détruire l’Etat islamique et ses ram- ifications terroristes.
Dans ce combat, j’aurai besoin de nos compatriotes musulmans pour faire le ménage contre ceux qui instrumentalisent leur foi.
Nous sommes la France, nous sommes Nice, et jamais nous ne baisserons la tête devant ceux qui veulent abattre notre liberté.
C’est nous qui les battrons parce que nos valeurs sont plus belles et plus fortes !
A vos côtés, je puis dire cette phrase simple et belle : « je suis Français et j’en suis fier ».
Comme vous, je me sens l’héritier d’une Histoire, d’une culture, d’un patrimoine, d’un drapeau, et ce drapeau est suffisamment large pour fédérer tous les Français qui veulent, à nos côtés, servir leur pays.
Cela s’appelle le patriotisme, et n’en déplaisent à certains, nous le revendiquons, nous l’assumons et nous irons au bout de notre conviction : la France doit être aimée et impérativement redressée.

Durant trois mois nous avons vécu au rythme des primaires et vous avez donné une formidable leçon de démocratie à tous ceux qui doutaient de nous.
Après ma victoire, je m’étais fixé trois objectifs.

D’abord rassembler toutes les forces et les sensibilités de ma famille politique.

C’est fait : après la compétition des primaires, les Républicains font bloc.
Je salue fraternellement tous les militants et les élus qui m’ont rejoint sans état d’âme.
J’aurai besoin d’eux, j’aurai besoin de leur engagement et j’aurai besoin des Alpes Maritimes !

Mon second objectif était d’unir la droite et le centre autour de ma candidature.
C’est fait et je remercie les élus et sympathisants de l’UDI qui, avec un grand sens des re- sponsabilités, ont décidé de se battre à mes côtés.
Nous avons quelques différences entre nous, mais ce qui nous uni est tellement plus fort que ce qui nous distingue, et surtout, ce que nous avons à faire pour la France est bien plus important que toutes nos affaires partisanes.
Enfin, je devais mettre en place une équipe de campagne ouverte à tous. C’est fait !

Maintenant, mes amis, nous sommes en ordre de bataille et nous allons foncer ensemble.
Je laisse les sondages aux sondeurs, les scénarios écrits d’avance aux scénaristes, je ne crois qu’une chose : la victoire récompensera le camp le plus décidé, le plus convaincu.
Ma détermination est de fer et je ne doute pas de la vôtre.
Vous êtes des militants de la France et pour la France je vous demande une mobilisation et une résolution sans faille.
Ne cédez à aucune intimidation, ne marchez jamais à l’ombre, affirmez ce que vous voulez et ce que vous êtes.
On vous accuse de vouloir redresser la France de façon radicale. Assumez et ripostez car c’est vous qui avez raison de penser que la situation réclame du courage.
On vous accuse de défendre les valeurs de la liberté, de l’autorité, de la famille, du travail. As- sumez et ripostez car vous n’avez pas à vous excuser d’avoir du bon sens.
Je compte sur vous et vous pouvez compter sur moi pour ne pas changer ce que je crois et ce que je veux.

Il y a deux mois, je n’étais pas le candidat de l’establishment et je n’ai pas l’intention de le deve- nir : je vais repartir sur le terrain, replonger dans le quotidien des Français pour les écouter, les convaincre et les rassembler.
Je veux leur faire partager ma volonté d’action, pas la solder en affadissant mes convictions.

La démocratie, ça n’est pas des convictions pour les primaires, d’autres convictions pour les pré- sidentielles et pourquoi pas encore des convictions pour les législatives !

Je me bats pour redresser notre pays, pas pour ruser avec lui, et, une fois au pouvoir, pour passer entre les gouttes.
Je l’avais dit et je le répète, je relève un pari difficile pour un peuple si longtemps abreuvé d’illusions politiques et de douces promesses : le pari de la vérité et du changement de fond.

Alors certes, inéluctablement, presque mécaniquement, la radicalité et la franchise de mon projet m’exposent aux blâmes et aux caricatures de ceux qui sont mous et flous.
Les balles sifflent de partout. Visiblement, je gène certains.
« Tous contre Fillon !», « tous contre la droite », tous contre ces « pauvres » électeurs de la primaire qui, nous répète-t-on, ne représentent que 4 millions de Français.

Mais il ne suffit pas d’être contre encore faut-il avoir quelque chose à dire. Qu’ont-ils à dire et à proposer ceux qui nous mitraillent ?
Rien de nouveau mais surtout rien de fort pour répondre à l’urgence d’un pays qui décroche et qui souffre.

Devant mes propositions, le système se rebiffe et use des arguments les plus fallacieux. Rien d’anormal, si ce n’est que le débat est bas.
Contre le redressement national, mes adversaires ont rédigé leurs tracts : « sang et larmes » « purge », « casse sociale », et pourquoi pas l’apocalypse !

La casse sociale, elle est là, sous nos yeux, mais on préfère étouffer la réalité plutôt que de la re- garder en face.
6 millions de Français qui pointent à Pole emploi ; 2 millions de jeunes qui ne sont ni à l’Ecole, ni en formation, ni en emploi ; la pauvreté qui augmente faute de croissance ; des quartiers dé- glingués par la délinquance ; des campagnes abandonnées ; des classes moyennes et des familles qui n’arrivent pas à boucler leurs fins de mois ; un système de santé débordé ; les plus beaux actifs de la France rachetés par l’étranger ; 2000 milliards de dettes pour nos enfants…

Tout ça c’est la réalité, tout ça c’est maintenant, tout ça c’est le bilan de François Hollande, bi- lan qu’il a lui-même jugé tellement catastrophique qu’il a renoncé à se représenter.
Oui, tout cela crève les yeux, mais rien n’y fait : 40 ans que la gauche nous rejoue le film de la « casse sociale » ; 40 ans qu’elle instrumentalise la peur contre tout changement ; 40 ans qu’elle croit pouvoir traiter les fonctionnaires et les ouvriers comme des clientèles électorales, avec maintenant pour acolyte l’extrême droite qui joue la même partition que l’extrême gauche.

Derrière ces postures, la faillite nous guette et la colère monte mais ces gens-là vous disent qu’il ne faut rien changer.

Avec les primaires de la gauche, dénommées primaires de la « Belle alliance populaire » – prière de ne pas rire ! – on est en plein déni et en plein dans le vieux logiciel socialiste.
Comme disait Edgar Faure, « l’immobilisme est en marche, rien ne l’arrêtera ! ».
C’est la course de lenteur entre celui qui dépensera le plus, celui qui réformera le moins et celui qui promettra le beurre et l’argent du beurre.

Evacués Hollande et les résultats calamiteux de son quinquennat, oubliés les déficits, finis les en- gagements européens, ravalées les déclarations d’amour aux entreprises, aux orties le 49.3 et la Vème République !
Quel que soit le vainqueur de ces primaires, il y aura bien, entre nous, une différence de fond : moi, je veux redresser la France ; à gauche, on veut l’assister dans son déclin, Mr Macron com- pris.

Je dénonce cette capitulation et rien ni personne ne m’empêchera de lui opposer un chemin plus grand et plus droit.
Je suis gaulliste. Que voulez-vous, on ne se réinvente pas et, au surplus, je n’ai qu’une patrie et qu’une vie pour la servir !

Je veux incarner la fierté d’une nation qui ne se laisse pas abattre.
C’est mon combat, et je viens vers vous, porté par la confiance que fait naître en moi cette incroy- able aventure d’un pays qui par sa bravoure, sa culture, son goût du progrès, a réussi à se placer parmi les cinq plus grandes puissances du monde.
Nous sommes les héritiers d’une Nation bâtie par des femmes et des hommes qui ont travaillé sans relâche, et tout nous commande de faire aussi bien qu’eux.
Cette nation millénaire est montée sur les barricades pour la justice, s’est sacrifiée pour son indé- pendance afin que le peuple français soit toujours libre de dire « je suis là et j’exige le respect ». Exigez ce respect !
Exigez-le de toutes vos forces car le réveil national est d’abord entre vos mains.

Depuis trois ans, je sillonne notre pays.
« Laissez-nous travailler, laissez-nous réussir, qu’on nous fiche la paix », voilà ce que m’ont dit les milliers de Français que j’ai rencontrés.
Notre peuple n’est pas fatigué, c’est le système qui est complètement usé, avec cette incroyable accumulation de règles, de normes, de soupçons qui vampirisent les volontés.
La bureaucratie a envahi nos vies.
Tout est encadré, nivelé, passé à la moulinette d’une logique pernicieuse : mieux vaut, nous dit-on, la paperasse que l’audace, mieux vaut parait-il le chômage et les 3000 pages du code du travail que l’assouplissement de l’emploi, mieux vaut le diktat syndical que le référendum d’entreprise, mieux vaut un champ en jachère que quelques arpents non déclarés, mieux vaut les écrous administratifs que la responsabilité, mieux vaut -on vous le dit, on vous le répète- une circulaire qu’une initiative…

Eh bien non !
Mieux vaut pour moi le risque d’oser que l’uniformité dans la médiocrité. Voilà ce que je crois et voilà ce que m’ont dit tous les salariés et agents publics.

C’est ce système que je veux changer en redonnant au pays sa liberté !
Oui, avec vous mes amis, j’assume la première valeur de notre devise républicaine.
Et d’ailleurs, si cette valeur de la liberté n’est pas portée par la droite, alors qui la portera ? Surement pas les socialistes qui de tout temps ont préféré l’égalitarisme mou. Et surement pas l’extrême droite, dont le projet économique est un copier-coller de celui de l’extrême gauche.

Pour la liberté et pour le plein emploi, je veux concentrer le code du travail sur ses principes fon- damentaux et renvoyer le reste au dialogue social.
Je donnerai aux entreprises et à leurs salariés le pouvoir de négocier pleinement entre eux les heu- res et les conditions du travail.

Moi je fais le pari de la vraie négociation sociale, dans les entreprises, là où entrepreneurs et salar- iés savent de quoi ils parlent.
Et parce que l’Etat doit donner l’exemple d’une nation qui se retrousse les manches, nous ré- tablirons dans les administrations publiques les 39 heures.

Là aussi il y aura des négociations car chacun devra bénéficier des fruits de cet effort, mais cela se fera car je veux une fonction publique performante, au service d’un Etat fort.

Par la liberté, je donnerai à ceux qui veulent entreprendre le pouvoir de le faire en renforçant le statut des autoentrepreneurs et en créant celui de travailleur indépendant.
Avec le numérique, c’est le début d’une nouvelle économie qui va dynamiser les générations à venir, avec un potentiel d’un million d’emplois nouveaux.

Par la liberté, je donnerai aux investisseurs de France le goût d’investir ici, chez nous, pour nos industries, pour nos emplois.
Je baisserai massivement les charges et j’allégerai la fiscalité qui pèse sur l’investissement.
Je suis un patriote : je préfère supprimer l’ISF que de voir l’économie française sans capitaux, passer sous contrôle étranger.

Plutôt que de nous rouler par terre pour attirer les fortunes du Qatar et les fonds de pensions amé- ricains, je veux des fortunes françaises qui investissent pour la France.

N’en déplaise à ceux qui pensent que le bonheur est de marcher à genoux, c’est la liberté qui est le meilleur carburant des sociétés vivantes ; c’est la liberté qui créera des initiatives et des emplois ; c’est la liberté qui relancera l’ascenseur social aujourd’hui bloqué dans le sous-sol de ce système qui vous explique depuis trop longtemps qu’il vaut mieux l’ombre pour tous que la lumière pour ceux qui veulent en sortir.

Les jeunes n’ont pas peur de la liberté. Ils n’ont que rage pour cet immobilisme poussiéreux qui les englue.
Les chômeurs n’ont pas peur de la liberté. Ils ont peur de rester coincés au chômage. L’autoentrepreneur, l’artisan, le jeune agriculteur, eux qui s’endettent et se lancent, ils n’ont pas peur de la liberté. Ils la réclament à cor et à cris.

Je parle de liberté, oui, et j’en parle pour les sans grade, les sans carnets d’adresse, les oubliés, les déclassés, les humiliés, les courageux, les intrépides, les audacieux, bref, ceux pour qui la liberté est une opportunité de prendre leur destin à pleine main.
Et celui qui la prend s’engage pour réussir sa vie et pour prouver qu’il existe en lui une flamme ; et de fil en aiguille, de flamme en flamme, c’est tout un peuple qui se redresse et se met à gagner. En cinq ans, nous pouvons élever notre compétitivité et égaler l’Allemagne, en cinq ans nous pou- vons réduire notre chômage en dessous de 7%, remettre nos finances publiques à l’équilibre et d’ici 10 ans nous pouvons être la 1ère puissance européenne.

Alors oui, mes amis, liberté à la Liberté. Mais la liberté sans l’autorité, c’est l’anarchie.
Je veux rétablir l’autorité de l’Etat, l’autorité de la loi, la nécessité de l’ordre.
Qu’un père de famille puisse gagner dix fois moins que le dealer qui trafique au pied de son im- meuble, c’est une honte.
Que nos policiers puissent être attaqués aux cocktails Molotov, ça n’est pas un fait divers, c’est un scandale.
Qu’un de vos concitoyens, tout près d‘ici, se croit autorisé à décider de son propre chef, quels étrangers peuvent entrer et résider en France, c’est le contraire de la démocratie et de la Ré- publique.
Nul n’est au-dessus de la loi !

La loi et la sécurité doivent être partout et pour tous, avec des forces de l’ordre modernisées et une Justice ferme et rapide.

Nos forces sont sous-équipées, et elles le sont notamment sur tout ce qui relève des nouvelles technologies pour cerner et chasser la délinquance.
Nos forces s’éreintent dans des tâches administratives. Elles doivent passer plus de temps sur le terrain.
Pour cela, la tranquillité publique commande de renforcer le rôle des maires et des polices munic- ipales qui sont au plus près des populations.

Et puis, il faut une justice rapide et ferme.
Chacun est responsable de ses actes ! Un voyou est un voyou avant d’être une prétendue victime de la société.
Le sentiment d’impunité des délinquants est le résultat d’un manque de fermeté et de civisme qui devraient s’exercer à tous les niveaux : dans la famille qui doit assumer ses devoirs ; à l’Ecole qui ne doit rien céder devant l’indiscipline et l’inculture des caïds en herbe ; dans les prétoires où la Justice doit passer vite et nette.
L’impunité zéro doit être la règle.
Je veux rétablir les peines planchers pour les récidivistes.
Un délit : une sanction ! Voilà la règle qui doit être parfaitement claire pour les délinquants.
Cette fermeté retrouvée réclame de reprendre le programme de construction de places de prison interrompu par Hollande et Taubira.
Vous m’aurez compris : j’en appelle à un nouvel état d’esprit face à la violence et à une mobilisa- tion nationale pour qu’à chaque coin de rue nos policiers et gendarmes se sentent respectés, soutenus et le terroriste comme le délinquant réprouvés, coincés, pourchassés.
La peur doit changer de camp et nul ne doit pouvoir se dire que le mal rapporte plus que le bien.

Mes amis,
Il y a des lieux en France où le sentiment d’appartenir à la même nation s’est disloqué. Les replis identitaires avancent et l’intégration recule.
L’unité nationale commande une autre politique de l’immigration.
Il ne faut pas céder aux injonctions de la bien-pensance, qui nous adresse toujours le même mes- sage, qui se veut angélique et qui est en réalité inconscient : liberté pour les migrants et honte aux frontières.
Non, la France est généreuse mais elle n’est pas une mosaïque et un territoire sans limite ; c’est une Nation, en droit de choisir qui peut la rejoindre, en droit aussi d’exiger des étrangers qu’ils se plient à ses règles et à ses coutumes.

Il existe chez nous, depuis la chrétienté, une tradition de l’hospitalité pour les victimes de persécu- tions politiques.
Il existe aussi une tradition d’ouverture aux talents venus d’ailleurs.
Je pense à Romain Gary, venu de l’Est de l’Europe s’installer à Nice avec sa mère quand il était enfant, et qui toute sa vie voudra être plus français que tous les Français, s’acharnant à réussir par les littérature et par les armes.

Mais ces traditions d’ouverture doivent être raisonnables et raisonnées.
Nous comptons 6 millions de chômeurs et près de 9 millions de pauvres.
Dans ce contexte, l’immigration doit être fermement contrôlée et réduite au minimum.

Il faut tout d’abord ramener notre politique d’asile à l’aune de sa seule ambition et mettre fin à son détournement.
L’asile sert à protéger les victimes politiques ; il sert aux personnes qui ont fui les persécutions ou les guerres dans leurs pays.

L’accueil des véritables réfugiés est un devoir, mais ne nous laissons pas déborder par ceux qui n’ont pas ce statut.

Les demandes d’asile ont explosé depuis 2012.

Les crises du Proche-Orient n’expliquent pas cette augmentation massive, car 70 % des demandes sont rejetées comme infondées.

Ce qui est en cause, c’est la multiplication des détournements de procédures nourris par les filières et les passeurs. La méditerranée est devenue le tombeau de dizaine de milliers d’êtres humains, femmes et enfants.

Ces passeurs de faux rêves sont des passeurs de morts qu’il faut traquer et neutraliser.

Ce qui est en cause aussi, c’est la longueur des procédures qui permettent aux illégaux de s’installer et de viser la régularisation de leur situation.

Seuls 4% des déboutés de l’asile sont effectivement éloignés ; les autres se maintiennent en France contre la loi.

Je veux reconstruire le système de l’asile pour mettre fin à ces abus.

Il faudra veiller à ce que les demandeurs d’asile puissent présenter leur demande à l’étranger, dans nos consulats, dans les pays qui leur servent de premier refuge.

Il faut, en second lieu, réduire la durée d’instruction des demandes d’asile. Obligation sera faite aux demandeurs de former leur demande dans un délai de 15 jours après l’entrée sur notre territoire, sous peine de la voir traiter par une procédure accélérée.

La durée maximale d’examen d’une demande d’asile devra être limitée à 120 jours au total, voies d’appel comprises.

Pour être contrôlé, l’hébergement des demandeurs d’asile sera assuré dans des centres dédiés, gérés par l’Etat ou pour son compte par des associations.

Enfin, ceux des demandeurs d’asile dont la demande aura été définitivement rejetée devront impérativement être éloignés du territoire.

La décision de rejet devra s’accompagner immédiatement de la notification à l’intéressé d’une obligation de quitter le territoire français.

Pour faciliter leur éloignement, ceux des demandeurs d’asile dont la demande apparaîtra manifestement infondée ou qui sont originaires de pays réputés sûrs, seront placés en rétention administrative pendant l’examen de leur demande, de manière que leur éloignement soit garanti en cas de rejet de leur demande.

Il faudra généraliser le passage dans les centres de rétention administrative.

Si nécessaire, mon gouvernement renégociera la directive « éloignement » pour tirer les conséquences de ce qui était prévisible : l’assignation à résidence privilégiée par Monsieur Valls est un échec qui ajoute encore aux difficultés de maîtrise des procédures d’asile.

Penser qu’un étranger en situation irrégulière quittera de lui-même le territoire national est naïf. La durée maximale de la rétention administrative devra être portée de 45 jours à 180 jours.

A ceux qui pousseront des cris d’orfraie en entendant cette proposition, je rappelle que cette durée est de 18 mois en Allemagne et qu’elle est illimitée au Royaume-Uni et aux Pays-Bas.

Ce délai de six mois permettra d’organiser, en collaboration avec les autorités des pays d’origine, le retour effectif de leurs ressortissants.

On ignore souvent que le retour dans leur pays des étrangers en situation irrégulière est soumis à la délivrance d’autorisations par les pays dont ils sont les ressortissants.

Or ces pays freinent parfois la délivrance de ces documents, par mauvaise volonté ou par lenteur administrative.

C’est pourquoi, je veux que la coopération des pays d’origine à notre politique d’immigration soit une condition de l’aide au développement que nous leur versons et du nombre de visas que nous délivrons à leurs ressortissants.

Il s’agit d’assurer une forme de réciprocité pour faire respecter notre souveraineté.

En revanche, je ne crois pas moralement possible de limiter le droit à la scolarisation des enfants d’immigrés clandestins. Les enfants ne sont pas responsables. C’est l’honneur de la République que d’assurer cette scolarisation.

Une politique sérieuse de l’immigration repose aussi sur le règlement des situations de crise comme celle de Calais.

Le gouvernement de François Hollande a tardé à démanteler les campements, en leur laissant prendre une ampleur inconnue jusque-là.

Il n’a pas négocié avec le Royaume-Uni un rééquilibrage des accords du Touquet de 2003 pour traiter les causes du problème.

C’est une exigence pour nous : les Britanniques doivent prendre toute leur part dans l’accueil de ces migrants, y compris les mineurs isolés, qui veulent traverser la Manche.

En 30 ans, la population de l’Afrique va plus que doubler.

Avec solennité, je dis que l’immigration en France n’est pas l’avenir de l’Afrique. L’avenir des Africains est dans le développement de leurs pays, dans la création d’emplois en Afrique !

L’aide au développement peut y participer dans le cadre d’un nouveau partenariat entre la France et le continent africain.

La France y apportera sa maîtrise des technologies les plus modernes en particulier dans l’accès à l’énergie avec l’initiative remarquable de Jean-Louis Borloo, ses capacités de formation de la main d’œuvre africaine et, si nécessaire, des financements ciblés.

Mais c’en est fini de la période où la question de l’immigration était passée sous silence dans les discussions bilatérales entre la France et chaque pays africain, au motif qu’il s’agissait des questions trop complexes ou trop sensibles.

La question de l’immigration ne doit plus être un tabou dans nos relations avec les pays d’origine.

A l’évidence, mes amis, l’ampleur des enjeux migratoires commande une coordination européenne.

Je le répète depuis 2012, il faut réformer les accords de Schengen.

Je veux que les frontières extérieures de la zone Schengen soient de véritables frontières, où les contrôles des voyageurs, notamment non européens, seront systématiques.

Si les étrangers doivent attendre 2 heures pour entrer, ils attendront 2 heures, comme dans n ‘importe quel aéroport aux Etats Unis !

Quant aux pays membres de Schengen qui ne satisfont pas aux exigences d’un contrôle rigoureux aux frontières extérieures, ils doivent sortir de l’espace Schengen.

Dans le contexte de guerre contre le totalitarisme islamique, tant que les frontières de l’Europe ne seront pas protégées par nos partenaires, la France rétablira durablement de vrais contrôles à ses frontières nationales.

Ici à Nice, cet engagement prend tout son sens.

Dans le contexte terroriste que connaît l’Europe, il y a quelque chose d’aberrant à savoir que l’auteur de l’attentat de Berlin a pu gagner la Hollande, puis la Belgique, la France, et enfin l’Italie.

Je ne condamne personne mais le moins qu’on puisse dire, est que nous avons impérativement besoin de développer nos systèmes et nos échanges d’information, et de tirer les conséquences du développement de la vidéo-surveillance.

Il ne suffit pas d’équiper nos gares ou nos aéroports en caméras de vidéo-surveillance, encore faut- il exploiter de manière rigoureuse les images issues de la vidéo-surveillance.

La France doit non seulement lutter contre l’immigration illégale mais elle doit aussi réduire son immigration légale au strict minimum.

Les délivrances de visas et de titres de séjour n’ont cessé de dériver ces dernières années : le nombre de visas accordés en 2015 a augmenté de 40 %, par rapport à 2012.

Pour reprendre les choses en main, il faut que le Parlement puisse adopter chaque année des quotas limitant le nombre d’étrangers qui pourront être admis en France, en fonction de nos besoins économiques et de nos capacités d’intégration.

Concrètement, cela signifie qu’un visa de long séjour ou une carte de séjour pourront être refusés lorsque le contingent annuel sera dépassé ; la demande devra alors être examinée l’année suivante.

C’est en fixant ces plafonds que nous pourrons limiter strictement l’immigration familiale, dont le regroupement familial.

Si, pour assurer cette politique, il faut réviser la Constitution mais aussi faire bouger les lignes de l’interprétation que la Cour européenne des droits de l’Homme donne de la Convention européenne des droits de l’Homme, eh bien je prendrais mes responsabilités devant le peuple français.

Ces quotas d’immigrants tiendront compte non seulement des besoins de la France mais aussi des capacités d’intégration à la société française.

Ces capacités seront vérifiées dans le pays d’origine, tant pour les visas de long séjour que pour les cartes de séjour, en prenant en compte la maîtrise de la langue française et l’adhésion aux valeurs de la République.

Il faudra enfin, et c’est le bon sens même mais il a été complètement perdu de vue au cours des années, que ceux des étrangers qui, une fois arrivés en France, ne respectent pas leur parcours d’intégration, puissent être sanctionnés, par le non renouvellement de leur titre de séjour.

Et puis, je veux prendre en compte les conséquences des migrations à l’intérieur de l’Union européenne, et notamment les effets d’une concurrence mal maîtrisée.

La directive sur les travailleurs détachés a progressivement installé sur notre territoire un véritable dumping social au cœur de l’Europe. C’est le cas dans le transport par camion, dans la construction où des milliers d’emplois français sont concurrencés de façons inéquitables.

Nous renégocierons cette directive et je ne céderai pas sur un principe : en Europe, pour un travail égal, le salaire doit être égal et les cotisations sociales aussi.

Trop souvent, l’immigration est encouragée par l’attractivité de notre système social.

Il n’est pas acceptable qu’un étranger vienne en France dans le seul but de bénéficier de la solidarité nationale.

Je veux que le bénéfice de toutes les prestations sociales soit conditionné à une durée de résidence préalable pour les étrangers en situation régulière.

Ceux-ci ne pourront donc postuler aux allocations logement et familiales qu’au bout de deux ans. Ce délai permettra de vérifier la volonté d’intégration du nouvel arrivant et d’apprécier s’il est réellement autonome financièrement.

Pour les étrangers en situation irrégulière, il faut mettre fin au dérapage financier de l’aide médicale d’Etat, dont le coût dépasse le milliard d’euros, et dont le nombre de bénéficiaires a augmenté de 50 % depuis 2012.

Cette aide médicale d’Etat sera supprimée et remplacée par la seule prise en charge des urgences médicales et des maladies infectieuses.

Lorsque la France a fait confiance à des étrangers et que ceux-ci la trompent et ne respectent pas ses lois, l’Etat doit être de la plus grande fermeté.

Il en va de son autorité et de la crédibilité de notre politique.

C’est pourquoi je propose qu’un étranger condamné pour des crimes et délits puisse être expulsé du territoire français vers son pays d’origine.

Enfin, pour les étrangers qui, après s’être installés durablement en France et espèrent en obtenir la nationalité, il faut définir notre exigence : c’est l’assimilation, c’est-à-dire la volonté d’être pleinement membre de notre famille nationale.

L’acquisition de la nationalité française est un honneur. Elle se mérite. Elle se mérite, pour l’essentiel, par un patient effort pour adopter nos valeurs, nos coutumes, nos traditions.

Qui dit assimilation dit une maîtrise de la langue française parce que c’est bien le minimum quand on prétend devenir Français.

Qui dit assimilation dit aussi respecter les principes fondamentaux de la République. Respecter l’égalité hommes-femmes, partout, sans condition.
Respecter la liberté de conscience comme la liberté d’expression.
Respecter l’autorité de l’Etat et des lois, s’approprier une histoire, un drapeau.

Etre assimilé, c’est tout simplement aimer la France.
Nous devons revoir nos procédures d’accès à la nationalité.

Nous sommes l’un des pays qui permet le plus facilement à des ressortissants étrangers d’acquérir sa nationalité.

En quatre ans, le nombre de naturalisation par décret a augmenté d’un tiers, pour concerner 113 000 nouveaux Français en 2015.

Les instructions de Monsieur Valls pour augmenter le nombre de naturalisations seront donc abrogées.

La durée minimale de résidence en France exigée d’un candidat à la naturalisation sera portée à 8 ans, comme c’est le cas en Allemagne.

La République pourra s’opposer à toute entrée dans la communauté nationale dès lors que l’assimilation du postulant à la nationalité ne sera pas établie.

Les étrangers qui ont fait l’objet d’une condamnation pénale verront leur demande écartée.

L’acquisition de la nationalité sur simple déclaration à la suite d’un mariage ne sera possible qu’après 5 ans de vie commune et l’assimilation du conjoint étranger fera l’objet d’une vérification.

Les jeunes nés en France de parents étrangers pourront, comme c’est le cas aujourd’hui, accéder à la nationalité française mais cet accès devra être le fruit d’un choix, mûri par chacun de ces jeunes et formalisé dans une déclaration de volonté de devenir Français.

Voilà la politique d’immigration que je veux pour notre pays.

Je la crois nécessaire à notre unité et nécessaire à la fraternité des liens qui doivent unir les Français et ceux des étrangers qui nous rejoignent avec sincérité et espoir en la France.

Mes amis, maintenant je vais relever avec vous le défi du redressement national.
Ce défi, je le gagnerai si toutes celles et tous ceux qui en ont assez des mensonges, assez du dé- clin, se lèvent.
Je m’attaque au consensus, je m’attaque au confort du conservatisme, je m’attaque à une citadelle, et je ne pourrai la percer qu’avec l’appui de tous ceux qui veulent, avec moi, enclencher la révolu- tion du bon sens.
Alors, je donne rendez-vous à toutes celles et tous ceux qui ont la tête sur les épaules.
J’appelle tous ceux qui ont des valeurs solides.
J’appelle tous ceux qui savent que le bonheur est une conquête.
J’appelle tous ceux qui ont dans le cœur la fierté d’être français.
Sur le chemin de la victoire nous traverserons les vents contraires ; nous passerons à travers les bourrasques ; nous franchirons tous les ponts.
Vous êtes partant et je le suis, alors j’irai, avec vous, chercher les cœurs vaillants.

Nous irons au-devant de toutes les forces françaises, et nous les réveillerons, nous les soulèverons, nous les entrainerons, et vous verrez qu’elles nous porteront au-delà de nos propres espérances. Nous serons alors, tous ensemble, la France en action !
Vive la France et vive la République.

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Vœux de François Fillon à la presse et aux parlementaires

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Mesdames et messieurs,

Avec plaisir et amitié, je vous souhaite la bienvenue dans notre nouveau siège de campagne.

Durant quatre mois, nous allons vivre ensemble des jours importants pour notre pays.

Je serai au front et vous serez, vous journalistes, sur la brèche, au service de l’information des Français.

Je ne doute pas que notre relation sortira renforcée de ce compagnonnage, même si je sais que je ne suis pas pour vous un « client » facile…

Vous devrez faire avec ma réserve et mes sourcils broussailleux. Dur travail !

L’actualité est frénétique, les évènements du matin chassent les éditos du soir, l’imprévisible est devenu votre lot… Même les primaires de la droite et du centre ne sont pas prédictibles !

2017 réclamera beaucoup de lucidité de notre part à tous.

Les leçons de la primaire doivent être méditées : méfiez-vous des scénarios écrits d’avance. Les grilles de lecture du microcosme ne sont plus celles de cette France silencieuse et fiévreuse que j’ai parcourue de long en large.

Bienvenue dans l’insondable et dans les entrailles d’un pays à cran qui cherche des solutions à ses difficultés.

Face à cela, il faut des repères, des lignes de force.

J’ai  les miennes : celle du redressement national qui commande la radicalité de mon projet ; celle de la liberté comme ressort du progrès ; celle des valeurs françaises car il faut des racines pour gagner le futur ; et puis, j’ai la conviction que la France et la civilisation européenne traversent une période décisive.

La mondialisation « heureuse » est en miette, le multilatéralisme est en sursis face au retour des rapports de force et de la guerre.

Dans ce contexte, je veux qu’en 2017 nous commencions à nous donner les moyens de la puissance française pour rester maitres de notre destin, chez nous, en Europe, sur la scène internationale.

La puissance exige plus de productivité et d’investissement pour aller chercher la croissance, plus de liberté pour le travail et l’innovation, plus de sérieux budgétaire pour être indépendant des marchés, plus d’autorité pour restaurer la confiance, plus de grandeur et d’efficacité sur la scène internationale.

L’élection de 2017 doit être le point de départ d’un peuple qui se remet à l’offensive.

Nous partons de loin.

Ce quinquennat médiocre nous a affaiblis alors même que les planètes étaient alignées : euro moins fort, prix de l’énergie en baisse, taux d’intérêts très bas… L’occasion d’accélérer a été ratée.

François Hollande et ses « camarades » socialistes n’ont aucune leçon à donner à l’opposition.

La croissance est maigrelette, le chômage nous gangrène, la paupérisation s’étend, la dette nous vampirise, l’extrême droite a engrangé des succès inédits…

Franchement, quels brevets nos adversaires ont-ils pour jouer les professeurs d’économie, les sauveteurs de notre modèle social ou les vigies de la République ? Aucun !

Quant à l’Europe, la voix de la France est devenue inaudible.

Pour être entendu il aurait fallu être crédible, mais pour être crédible aux yeux de nos partenaires il aurait fallu incarner autre chose que le gouvernement des demi-mesures et des déficits en cascade.

Au Moyen-Orient, les évènements nous échappent au profit de la Russie, de la Turquie et de l’Iran, tout ceci sous le regard médusé de notre diplomatie qui a multiplié les errements et les erreurs.

Le réalisme géopolitique a eu raison de notre angélisme et de notre suivisme. En 2017, il sera plus que temps d’imprimer à notre politique étrangère une autre vision et de muscler notre défense.

Inutile de s’attarder davantage sur le bilan : François Hollande  l’a lui-même jugé insuffisant pour ne pas se représenter.

Quant aux primaires de la « Belle alliance populaire», on est en plein dans le vieux logiciel socialiste.

C’est la course à celui qui dépensera le plus, qui réformera le moins et qui promettra le beurre et l’argent du beurre.

Evacué Hollande et son quinquennat, oubliés les déficits, finis les engagements européens, ravalées les déclarations d’amour aux entreprises, aux orties le 49.3 et la Vème République !

Quel que soit le vainqueur de ces primaires, il y aura bien, entre nous, une différence de fond et d’intensité : moi, je veux redresser la France ; à gauche, on veut l’assister dans son déclin.

Ces dernières semaines, certains d’entre vous ont, parait-il, regretté ma discrétion médiatique… Cela me touche, mais j’ai mon agenda !

Je m’étais fixé trois objectifs.

Rassembler après les primaires toutes les forces et les sensibilités de ma famille politique. C’est fait !

Unir la droite et le centre autour de ma candidature. C’est fait !

Mettre en place une équipe de campagne ouverte à tous. C’est fait !

Maintenant, nous sommes collectivement en ordre de marche.

Il y a deux mois, je n’étais pas le candidat de l’establishment et je n’ai pas l’intention de le devenir : je vais repartir sur le terrain, je vais replonger dans le quotidien des Français, pour les écouter, les convaincre et les rassembler.

Je veux leur faire partager ma volonté d’action, pas la solder en affadissant mes convictions.

La démocratie, ça n’est pas un programme pour les primaires, un autre pour les présidentielles et pourquoi pas encore un programme pour les législatives !

Je me bats pour redresser notre pays et mon but est de mobiliser les citoyens, pas de ruser avec eux.

Alors certes, la radicalité et la franchise de mon projet m’exposent aux critiques et aux caricatures de ceux qui sont mous et flous.

Contre le changement, le système se rebiffe et use des arguments les plus fallacieux… Rien d’anormal, si ce n’est que le débat est bas.

Contre le redressement national, mes adversaires ont rédigé leurs tracts : «sang et larmes» «purge», «casse sociale», et pourquoi pas l’apocalypse !

La casse sociale, elle est pourtant là, sous nos yeux.

Mais rien n’y fait : 50 ans que la gauche nous rejoue le même film, 50 ans qu’elle instrumentalise la peur contre tout changement, avec maintenant pour acolyte l’extrême droite qui joue la même partition que l’extrême gauche.

Derrière ces postures, le chômage et la pauvreté augmentent, nos solidarités se délitent et la faillite nous guette.

Avec mes amis parlementaires, je vais riposter, m’expliquer, préciser mes objectifs, les compléter, mais pas de zigzags.

Ça n’est pas en biaisant qu’on convainc et qu’on va relancer la nation. La sincérité et la cohérence sont, à mes yeux, les meilleures armes de la victoire et de l’action.

Dans cette année qui s’amorce, je vois les défis qui nous attendent mais aussi les opportunités qui s’ouvrent.

Il existe en France une volonté de changement que les élites sous-estiment.

Cette volonté peut être extraordinaire si nous savons la guider vers des changements inédits ; des changements solidement préparés en amont, avec un calendrier, des textes de lois prêts à être adoptés, une équipe gouvernementale prête à agir.

Je me suis attelé à ce travail.

En Europe, l’élection de Donald Trump et la tragédie de Berlin changent la donne.

Pour les Etats Unis, notre continent ne sera, sans doute plus, la priorité ; pour l’Allemagne, une certaine idée du pacifisme a vécu.

La France devra saisir cette occasion pour remobiliser l’Union européenne autour de priorités stratégiques. Sécurité collective, défense, innovation, resserrage de la zone euro…

Je rencontrerai prochainement Angela Merkel et je lui détaillerai mes orientations pour l’Europe.

Qu’on s’en réjouisse ou qu’on s’en inquiète, au niveau international et singulièrement en Syrie, les cartes bougent.

Il y aura en 2017 des espaces pour une diplomatie française active et imaginative. Je veux que nous retrouvions notre place d’acteur écouté entre Américains et Russes, entre Sunnites et Chiites.

Redressement du pays, relance de l’Europe, influence internationale : « vaste programme ! » dirait le général de Gaulle. Certes, mais précisément, il se peut, si les électeurs en décidaient ainsi, qu’un gaulliste prenne les commandes au mois de mai.

Mesdames et messieurs,

Je forme le vœu que les Français se saisissent de cette année électorale pour donner à la France l’audace de se redresser.

Je les invite à ne pas craindre d’aller au bout de leur désir de fierté et de liberté.

Qu’ils sachent que je suis porté par leur énergie, leur désir de justice. Je veux incarner l’orgueil d’une nation qui ne se laisse pas abattre.

A vous toutes et à vous tous, j’adresse des vœux de bonheur, de succès, de santé.

Que la vie vous offre ses plus belles promesses.

Vous aurez beaucoup de travail ces mois-ci, mais c’est pour la bonne cause puisqu’il s’agit de la France et de la République.

Bonne année 2017 !

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Hommage aux victimes de la prise d’otages de l’Hyper Cacher

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Ce lundi 9 janvier, j’ai participé à la cérémonie d’hommage aux victimes de la prise d’otages du magasin Hyper Cacher de la Porte de Vincennes, organisée par le Conseil représentatif des institutions juives de France.

Deux ans après les terribles événements de janvier 2015, qui ont meurtri la France entière, je tiens à rendre hommage à toutes les victimes : celles de Charlie Hebdo, la policière municipale de Montrouge, les otages assassinés de l’Hyper Cacher. Leur souvenir doit nous rappeler que la lutte contre le terrorisme est notre devoir d’hommes libres et que notre détermination doit être totale pour vaincre le totalitarisme islamique. Mes pensées vont vers les familles des victimes mais aussi vers les rescapés de ces attaques barbares. Qu’ils soient assurés du soutien et de la solidarité des Français.

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Interview à TechCrunch au CES 2017 de Las Vegas

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7 janvier 2016

La révolution numérique est la clé de la croissance et du maintien de la France en tant que grande puissance économique dans le monde.
Il n’y a pas d’avenir pour des start-up françaises dans un pays qui a 6 millions de chômeurs, 57% de dépenses publiques, et le record du monde des impôts.
La révolution numérique est fondamentale mais elle ne peut se développer que sur une base assainie, une économie assainie. C’est le message que je porte ici mais surtout dans l’élection en France.

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Je veux que la France devienne une « SMART NATION » ! (François FILLON)

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Mesdames, Messieurs,

Je ne suis pas venu au CES pour sacrifier à une mode mais parce que je suis convaincu depuis très longtemps que l’avenir de nos sociétés s’écrit pour une part ici, avec vous.
Il y a beaucoup de nouveaux convertis à la révolution numérique… Moi je suis un pratiquant de longue date.

En 1995, je revendique d’avoir ouvert les télécommunications à la concurrence en bataillant dur contre ceux qui souvent aujourd’hui donnent des leçons de modernité.
Il y a vingt ans, les mêmes défilaient pour la défense du service public des télécoms qui ne pouvait, selon eux, exister que dans le cadre d’un monopole d’Etat.

Je pressentais l’importance de l’internet quand d’autres n’y voyaient qu’un gadget éphémère. Et ce faisant, j’ai toujours défendu la concurrence parce qu’elle force les acteurs à l’innovation et à l’amélioration constante du service rendu au meilleur prix.
En 2008, j’ai fait du programme d’investissement d’avenir un instrument efficace de soutien à l’innovation, en rompant avec les planifications bureaucratiques et du clientélisme qui ont si long- temps marqué les politiques publiques.

Je suis venu ici pour la première fois en 1999, accompagnant des entreprises de la région des Pays de la Loire.
Je suis heureux de voir que les Français y occupent aujourd’hui une place bien plus qu’honorable et ne demandent qu’un peu plus de liberté pour y exprimer toute leur créativité.

Vous êtes l’avant-garde de la France dans la révolution numérique mondiale.
Vous êtes la preuve que notre pays a des atouts immenses qu’il doit faire valoir, et qu’il reste, au plus profond de son âme, un pays d’entrepreneurs, d’ingénieurs, de créateurs.

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