“J’irai jusqu’à la victoire” – Interview au Figaro

 

EXCLUSIF – Dans un entretien au Figaro, le candidat de la droite et du centre, qui n’entend pas renoncer en cas de mise en examen, expose ses propositions dans le domaine de la sécurité.

LE FIGARO. – Vous avez expliqué qu’une seule chose pouvait vous empêcher d’être candidat : être mis en examen. Est-ce toujours votre position aujourd’hui ?

François FILLON. – J’avais souhaité que la justice agisse vite dans cette période particulière qu’est la campagne présidentielle. Mais la justice n’a pas pris de décision. L’enquête se poursuit et l’horloge tourne. Plus on s’approche de la date de l’élection présidentielle, plus il serait scandaleux de priver la droite et le centre d’un candidat. Je m’en remets désormais au suffrage universel. Ma décision est claire : je suis candidat et j’irai jusqu’à la victoire.

Que répondez-vous aux élus de votre parti qui estiment qu’il n’est plus possible aujourd’hui de faire campagne avec les affaires qui vous touchent ?

On annonçait depuis plusieurs jours soit ma mise en examen, soit l’ouverture d’une information judiciaire et cela alimentait l’inquiétude de certains élus. On voit qu’il n’en est rien et donc je vais poursuivre ma campagne. Les conditions sont difficiles, je le reconnais. Je dois tout affronter : les mensonges, les attaques, le calendrier, les opérations ciblées pour perturber mes déplacements… On voit bien qu’il y a une opération lourde, conduite pour empêcher le candidat de la droite et du centre. Cela ne m’intimide pas et c’est en train de renforcer la volonté des électeurs de la droite et du centre. Ce sont des pratiques détestables qui ne me feront pas reculer.

Dans ce contexte, Nicolas Sarkozy est-il un soutien ?

Bien sûr. Il est normal que je prenne le temps d’écouter l’analyse d’un ancien président de la République de même que les conseils qu’il peut donner. Je le fais aussi avec Alain Juppé ; il se trouve qu’il est à Bordeaux, donc cela se passe au téléphone, c’est moins spectaculaire. Je veille à ce que notre famille politique reste unie, à ce que notre cohérence soit maintenue. C’est pourquoi j’ai élargi le comité de campagne. Mon devoir est de rassembler tout le monde pour résister à l’opération de déstabilisation lancée contre moi.

Par qui ?

Je ne sais pas mais je regarde à qui ça profite.

Et ça profite à qui ?

À une gauche qui est dans une situation inextricable avec un président discrédité, une majorité éclatée, un candidat illusionniste… Le seul obstacle à leur opération de survie, c’est moi. Vous pouvez en tirer les conclusions que vous voulez.

Quand François Hollande a prôné « l’exemplarité au sommet de l’État », vous visait-il ?

François Hollande est bien mal placé pour parler d’exemplarité. Un président dont le ministre du Budget a été condamné pour fraude fiscale peut-il parler d’exemplarité? Un président qui viole le secret-défense en montrant des plans d’opérations militaires à des journalistes peut-il parler d’exemplarité? Ce président ne devrait pas dire ça.

Votre sentiment est que les électeurs de la droite et du centre vous soutiennent davantage que certains membres de votre parti ?

Je sens très bien le désarroi de certains électeurs. J’ai moi-même reconnu que les pratiques qui étaient celles du Parlement pendant très longtemps n’étaient plus adaptées. Mais je sens aussi à travers les innombrables messages que je reçois que les Français ne sont pas dupes à l’égard de cet acharnement. Ils ne veulent pas se laisser voler cette élection.

François Bayrou peut-il être un allié, compte tenu de ce qu’il dit de vous ?

Il a fait élire François Hollande et je pense qu’il s’est mis en dehors de la famille de la droite et du centre qui, elle, est solide. Je pense en particulier à mes amis de l’UDI qui sont dans la campagne et qui tiennent bon.

Avez-vous avancé sur la question de votre possible premier ministre ? On parle beaucoup de François Baroin ou de Xavier Bertrand ces jours-ci…

Pour l’instant, les circonstances appellent au renforcement de l’équipe autour de moi. Ce que je demande à mes amis, c’est d’être très engagés, d’autant plus engagés qu’il faut briser le mur des attaques. C’est le cas. Xavier Bertrand, François Baroin, Valérie Pécresse, Bruno Retailleau, Bruno Le Maire et tous les autres… Ils sont là et nous allons faire la démonstration de cet esprit d’équipe.

Une victoire de Marine Le Pen vous paraît-elle possible en mai prochain ?

En l’absence d’un candidat de la droite et du centre au second tour de l’élection présidentielle, Marine Le Pen serait en situation plus favorable. Et je suis certain qu’aux élections législatives suivantes, aucune majorité parlementaire ne se dégagerait. Nous aurions un pays ingouvernable, qui s’enfoncerait dans le déclin. Le seul candidat qui est aujourd’hui en mesure de rassembler une majorité pour redresser la France, c’est moi. Ce n’est pas M. Macron. Pas M. Hamon. Pas Mme Le Pen.

Vos déplacements cette semaine étaient placés sous le signe de la sécurité. C’est une volonté de répondre aux violences urbaines ?

Tous mes discours de campagne sont articulés autour de deux thèmes, la liberté et l’autorité. J’ai présenté mes propositions sur la sécurité à Boulogne, en mars 2016. Cette question est au cœur de mon projet depuis longtemps. Ce qui est vrai, c’est que les événements des derniers jours en région parisienne témoignent de la montée d’une violence très importante qui concerne des personnes de plus en plus jeunes. La situation est explosive. Elle marque l’échec du gouvernement qui a été laxiste sur le plan pénal et immobile sur la modernisation et le renforcement des forces de sécurité. Oui, il y a une énorme inquiétude des Français. Ils m’en parlent à chacun de mes déplacements. Et je suis bien décidé à y répondre.

Ce n’est pas un tournant dans votre campagne mais est-ce que vous considérez que ces événements marquent un tournant dans la campagne ?

Ils marquent surtout un tournant dans la vie des Français, qui, plus que jamais, veulent de l’ordre.

Les enjeux ont-ils changé ?

Pas pour moi. J’ai toujours pensé que la sécurité des Français était au centre du débat parce qu’elle est au cœur de leurs inquiétudes. C’est pour cela que j’ai consacré un livre au terrorisme islamique. Aujourd’hui, c’est la situation dans les banlieues qui fait l’actualité. Les éruptions de violence montrent que le pays est à bout de souffle et que l’État doit reprendre les choses en main. Il y a un enjeu sécuritaire évident, mais il y a aussi la nécessité urgente de libérer l’emploi, refonder l’éducation, resserrer l’immigration, relancer l’intégration. La crise des banlieues, c’est le reflet de la crise française. Tout cela justifie mon projet de rupture.

Vous avez proposé l’abaissement de la majorité pénale à 16 ans. Qu’est-ce qui vous a convaincu ? Jusqu’à présent vous y étiez plutôt hostile.

C’est l’ordonnance de 1945 qui régit la justice des mineurs. Elle a été modifiée à plusieurs reprises sans aller au bout de la démarche parce qu’il n’y avait pas de consensus sur ce sujet. Ce que je constate, c’est que la situation a radicalement changé depuis 1945. La délinquance des mineurs a fortement augmenté, les délits sont de plus en plus violents, les mineurs de 16-18 ans qui arrivent devant le tribunal sont en grand nombre des multiréitérants. Ces éléments ont conduit à un débat au sein de mon équipe de campagne depuis plusieurs semaines, ce qui m’a amené à proposer notamment à l’initiative de Valérie Pécresse, d’Éric Ciotti et de Philippe Goujon l’abaissement de la majorité pénale à 16 ans. J’étais pendant longtemps hésitant car je considère qu’il n’y a pas de raison objective de descendre la majorité civile de 18 à 16 ans. Mais ces deux sujets peuvent être disjoints.

Si vous élargissez les possibilités pour les adolescents de travailler ou de rentrer dans l’apprentissage, et que vous baissez la majorité pénale, pourquoi ne pas considérer qu’ils sont majeurs à 16 ans ?

Je pense qu’ils sont trop dépendants à 16 ans de leur famille, du milieu scolaire… Cette dépendance empêche, de mon point de vue, de baisser la majorité civile.

Est-ce que vous prévoyez de sanctionner les parents ?

Je prévois de rétablir la mesure que nous avions prise et qui a été abrogée par le gouvernement socialiste de suspendre les allocations familiales aux familles de mineurs récidivistes. Elles ont des devoirs vis-à-vis de leurs enfants.

Vous estimez que l’on ne doit pas tirer de généralités du comportement de certains policiers. Est-ce qu’on doit modifier l’ordonnance de 1945 sur les mineurs en raison du comportement de certains mineurs ?

Votre question est révélatrice d’une inversion des valeurs. Comment comparer les policiers qui font leur travail et qui sont au service de la sécurité des Français à la montée de la délinquance chez les mineurs ? On ne peut pas faire de parallèle entre les deux sujets. En tant que président de la République, je soutiendrai les policiers. La paix civile, la cohésion nationale sont fragiles et elles tiennent en partie grâce au travail des forces de sécurité, effectué dans des conditions extrêmement difficiles. Laisser le soupçon s’installer sur les forces de l’ordre, donner le sentiment que les plus hautes autorités de l’État les soutiennent du bout des lèvres, c’est extrêmement dangereux.

Une étude du Cevipof montre que 57% des policiers sont prêts à voter Front national. Qu’avez-vous à leur dire ? 

Le message que j’adresse aux policiers, c’est celui de mon soutien total. J’ai passé beaucoup de temps ces dernières années à leur côté. Je sais la difficulté de leur tâche et je les soutiens pleinement. Plus de 12.000 policiers et gendarmes sont blessés en service chaque année. C’est bien d’aller au chevet d’un jeune, mais il faudrait aussi que le président de la République aille au chevet des policiers blessés, caillassés, injuriés ! Si je suis élu, je leur donnerai les moyens modernes pour assumer leur mission. On parle trop souvent de la question des effectifs et pas assez de celle de leur équipement: les armes, les voitures, les matériels de communication, les caméras, les logiciels… Je veux qu’ils soient mieux protégés, que la police municipale soit armée. C’est ce que j’expliquerai aux syndicats de police que je vois très prochainement.

Ces préconisations suffiront-elles à les détourner du vote FN ?

Je veux leur dire que Marine Le Pen, c’est une impasse. Son projet conduirait la France à la faillite. Il serait alors impossible d’améliorer le travail des policiers, bien au contraire.

Les émeutiers, vous l’avez dit, sont souvent multirécidivistes. Est-ce que vous prônez la « tolérance zéro » ?

Tolérance zéro dès le premier acte, rétablissement des peines planchers, multiplication des opérations de recherche d’armes dans les quartiers.

Mais cette recherche d’armes n’a souvent pas été conduite de peur de déclencher une crise dans les banlieues…

Cette attitude ancienne qui a consisté à ne pas provoquer les délinquants de peur de créer des incidents dans les quartiers a échoué. On le voit bien d’ailleurs puisque les incidents ont lieu, de plus en plus nombreux, de plus en plus puissants. Il faut donc arrêter de se cacher derrière son petit doigt. Il faut accepter de prendre des risques et de faire appliquer la loi.

Entre 2007 et 2012, certains préfets ont voulu le faire. Qu’est-ce que vous feriez de plus ?

Commençons par reprendre cette politique. Ensuite, il faut concentrer les forces de police là où elles sont le plus nécessaires. Il y a des problèmes de répartition d’effectifs. 20.000 policiers sont occupés à des tâches administratives, sans parler des gardes statiques. Il faut réorganiser les effectifs de sécurité, confier les gardes statiques aux sociétés de sécurité, armer les polices municipales et leur donner des pouvoirs en matière de contrôle d’identité, de manière à ce qu’elles puissent vraiment assurer la complémentarité de la police nationale. Il faut dégager des effectifs de policiers supplémentaires par la suppression de la bureaucratie. Et s’il faut créer des postes de policier supplémentaires, on le fera. Compte tenu de la gravité de la situation, je propose une loi de programmation sur la sécurité intérieure et la justice qui sera votée dès le début du quinquennat. Elle se traduira par un milliard supplémentaire pour les forces de sécurité pour l’intérieur, deux milliards pour la justice avec 16.000 places de prison supplémentaires.

Sur les effectifs, vous ne faites aucun chiffrage aujourd’hui ?

Je continuerai inlassablement à expliquer aux Français que le pays croule sous la dette et que le sort de la Grèce, du Portugal, de l’Espagne nous menace sérieusement. Aucun gouvernement ne pourra échapper à une remise en ordre des finances publiques. Mais il y a un élément nouveau. C’est que le gouvernement socialiste a décidé de transcrire une directive européenne de 2003 qui modifie les cycles horaires de la police nationale et qui d’après tous les experts va se traduire par une amputation de 8% de son potentiel opérationnel. 8% ! Ça fait partie des « cadeaux » que vont nous laisser François Hollande et son gouvernement. Rien que ce sujet rendra inéluctable l’augmentation des effectifs de police. Ça veut dire qu’il faudra faire plus d’efforts ailleurs, sur d’autres secteurs de l’emploi public.

Et vous savez où ?

Ce que je veux, c’est qu’on mène une réforme en profondeur de l’action publique. Ça signifie réorganiser les services administratifs, supprimer ceux qui peuvent être mieux assurés que par l’État, ou qui se traduisent par une bureaucratie excessive, permettre des départs volontaires dans certaines administrations, forcer les collectivités locales à réduire leurs effectifs, numériser massivement l’État. C’est une grande modernisation de l’action publique qui doit se traduire par des diminutions d’effectifs et l’augmentation du temps de travail. Sans cela, le pays ne pourra pas s’en sortir.

Vous souhaitez également dépénaliser les petits délits, les sortir du processus judiciaire pour les sanctionner par des amendes. Est-ce que ça ne sera pas moins dissuasif que de passer devant un juge ?

La réalité, c’est que de très nombreux délits ne sont pas poursuivis en raison de l’encombrement des tribunaux et, il faut bien le dire, de la culture de l’excuse. Je veux rompre avec cette culture et faire en sorte que tous les petits délits, ce qu’on appelle les incivilités qui pourrissent la vie de nos concitoyens, soient sanctionnés. La dégradation de véhicules, le tapage nocturne, les ventes à la sauvette, les occupations de hall d’immeuble, les atteintes à l’autorité des enseignants ou des gardiens d’immeuble doivent faire l’objet de sanctions. Il est inimaginable que les tribunaux, déjà engorgés, puissent faire face à l’augmentation du nombre de ces petits délits. Oui, je veux les sanctionner par des amendes qui seront exigibles immédiatement, qui permettront de passer à une situation où ils ne sont pas poursuivis à une situation où ils sont sanctionnés.

Cette dépénalisation concernerait-elle l’usage des stupéfiants ?

Contrairement à la plupart des autres candidats à la présidentielle, je suis totalement opposé à la dépénalisation de l’usage des stupéfiants. Je le suis pour des raisons de principe et de santé. Je pense que la société se construit autour d’interdits. Et que celui-là est fondamental. Mais aujourd’hui, bien qu’elle soit un délit, la consommation de drogue, et notamment de cannabis, n’est pratiquement jamais sanctionnée. C’est pourquoi je propose que l’on ait recours, aussi souvent que possible, à la sanction par ordonnance pénale, qui permet de sanctionner rapidement. C’est une question d’efficacité.

Tolérance zéro, dépénalisation des petits délits, réaffectation des forces de l’ordre… sont aussi dans le programme d’Emmanuel Macron. Êtes-vous surpris ?

Je me réjouis que le fils spirituel de François Hollande ouvre les yeux sur l’échec de la politique menée par son mentor. Je regrette qu’on ne l’ait pas entendu le dire lorsqu’il était au gouvernement.

Que pensez-vous de la déclaration d’Emmanuel Macron qualifiant la colonisation de « crime contre l’humanité » ?

C’est indigne d’enfourcher en Algérie le cheval de la détestation de notre histoire. Le crime contre l’humanité, c’est la Shoah, les génocides, l’esclavage… Oser comparer la colonisation à ces événements monstrueux, c’est une vraie faute. Cela dénote chez Emmanuel Macron un manque de profondeur historique et une absence de colonne vertébrale. Il dit à ceux qui l’écoutent ce qu’ils ont envie d’entendre, puisqu’il y a quelques mois il avait tenu d’autres propos plus nuancés sur la colonisation. Macron, c’est la cohérence zéro. De mon point de vue, ça ne le qualifie pas pour exercer la fonction de président de la République dans les moments de tempête. Il faut avoir un regard lucide et critique sur la colonisation et ce qu’elle a représenté pour le peuple algérien. Mais l’Histoire n’est pas binaire. Il y a des millions de Français qui ont vécu en Algérie ; c’est insultant pour eux de les traiter en complices d’un prétendu crime contre l’humanité. Au demeurant, bien des Algériens demandent le respect et pas cette autoflagellation.

Si vous étiez élu président de la République, est-ce que vous pourriez faire un discours fort ou un acte fort sur le thème de la repentance ?

Oui. Je dirai : oui à la lucidité, non à la repentance. C’est comme cela que nous avons construit l’amitié franco-allemande. Arrêtons de ne regarder que les pages noires de notre histoire. J’ai évoqué la nécessité d’enseigner à l’école notre récit national. On ne peut pas lutter contre la désintégration de la nation, contre le repli communautaire, contre l’expression de ceux qui parlent de leur haine de la France, si on ne commence pas par présenter aux enfants, à l’école, une vision globale et positive de leur pays et de son histoire. Il ne s’agit pas de la peindre en rose, de la déformer. Il s’agit de la prendre dans son intégralité pour montrer que cette histoire, avec des pages qui sont très lumineuses et des pages plus sombres, a permis de construire une grande nation, qui reste encore admirée par le monde entier et qui a encore un message universel. La fierté nationale est le carburant de notre unité et de notre audace collective.

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Les orateurs nationaux sur le terrain jeudi et vendredi pour soutenir François Fillon

Les orateurs nationaux tiendront des réunions publiques dans toute la France jeudi 16 et vendredi 17 février 2017 pour remettre le projet au coeur de la campagne présidentielle. Ainsi, quinze réunions publiques sont organisées pour présenter le programme de François Fillon et échanger avec les Français sur leurs préoccupations.

A travers cette mobilisation, ils démontrent qu’ils sont pleinement mobilisés pour faire gagner François Fillon en mai prochain.

Jeudi 16 février

François Baroin
à 18h45, salle Limayrac à Toulouse (Haute-Garonne)

Xavier Bertrand et Gérard Longuet
à 19h à l’auditorium du grand Avignon au Pontet (Vaucluse)

Dominique Bussereau
à 19h, salle des fêtes de Chaponost (Rhône)

Jérôme Chartier
à 19h à Pierry

Annie Genevard
à 18h à Londres

Christian Jacob
à 20h à l’aérodrome d’Yvetot (Seine-Maritime)

Nathalie Kosciusko-Morizet
à 19h à Langueux (Côtes d’Armor)

Gérard Larcher
à 20h, Théâtre G. Brassens à Villemonble (Seine-Saint-Denis)

Isabelle Le Callenec
à 20h30, l’Athénée Municipal à Bordeaux avec Alain Juppé (Nouvelle-Aquitaine)

Valérie Pecresse
à 19h à Sautron (Loire-Atlantique)

Thierry Solère
à 20h, salle Roger Duboz, place du Pati à Villabé (Essonne)

Eric Woerth
à 19h, salle de l’Hôtel de Ville à Tours (Indre-et-Loire)

Vendredi 17 février

Bernard Accoyer et Gérald Darmanin
salle des fêtes de Cessieu (Isère)

Bruno Retailleau
à 20h salle Patounas à Saint-Lô (Manche)

Luc Chatel
à 19h30 à l’Université Inter-ages à Versailles (Yvelines)

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Communiqué des avocats de Monsieur et Madame Fillon

Nous prenons acte du communiqué du Parquet national financier qui appelle de notre part les observations suivantes :

1) En méconnaissance des dispositions de l’article 11 du code de procédure pénale qui lui imposent de ne communiquer que “des éléments objectifs tirés de la procédure ne comportant aucune appréciation sur le bien-fondé des charges”, le Parquet national financier a choisi d’annoncer publiquement et sans justification une poursuite des investigations.

2) Ce communiqué s’abstient de relever qu’après trois semaines d’enquête et de très nombreuses auditions, il n’y a pas d’éléments suffisants pour requérir des poursuites.

3) Nous maintenons que l’enquête se déroule en violation des règles de compétence du Parquet national financier et, plus grave encore, du principe de la séparation des pouvoirs.

4) Nous rappelons que cette enquête se déroule de manière non-contradictoire, sans que la défense de Monsieur et Madame FILLON ait accès au dossier.

5) Il est capital, à quelques semaines du premier tour des élections présidentielles, que l’enquête se déroule enfin dans la légalité et la sérénité. Toute nouvelle violation du secret de l’enquête serait inadmissible.

Maître Levy et Maître Cornut-Gentille, avocats de Monsieur et Madame Fillon

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Discours de François Fillon à Compiègne

Compiègne – 15 février 2017
Discours de François Fillon

Seul le prononcé fait foi.

Mes chers compatriotes, Mes amis,

C’est avec une joie profonde que je m’adresse à vous, dans cette ville de Compiègne, si chère, depuis toujours, au cœur des Français.

Merci de votre présence !

Merci d’être inflexibles devant les attaques, déterminés à assumer la seule bataille qui vaille : celle du redressement de la France.

Au-delà de ma personne, c’est mon projet qui dérange.

Si mon projet était fade, les critiques seraient fades.

Si je n’avais pas de convictions mes adversaires ne chercheraient pas à me les faire ravaler.

On veut nous faire taire. Eh bien je persiste et je signe.

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Violences à Bobigny – communiqué de François Fillon

Les violences commises à Bobigny en marge d’une manifestation mettent en cause la responsabilité du gouvernement.

Alors que des incidents ont lieu en Seine-Saint-Denis et même à Paris chaque jour depuis l’arrestation du jeune Théo à Aulnay-sous-Bois, le gouvernement a pris le risque d’autoriser la manifestation de Bobigny.

Des heurts violents se sont soldés par des destructions matérielles importantes dans des magasins et des équipements publics. Une enfant a été sauvée de justesse des flammes. Des véhicules ont été brûlés, dont deux appartenant à la presse.

Et depuis hier, le ministre de l’intérieur est muet.

Faudrait-il des blessés pour sortir M. Bruno Le Roux de son silence ?

Pourquoi le ministre de l’intérieur a-t-il autorisé cette manifestation alors que les risques de violence étaient évidents ?

Toute la vérité doit être faite sur les conditions dans lesquelles Théo, 22 ans, a été blessé lors d’une opération de police.

Mais le gouvernement ne doit pas laisser s’exprimer la violence dont les premières victimes sont toujours les habitants des banlieues.

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Discours de François Fillon à Saint-Pierre

Discours de François Fillon à Saint-Pierre (La Réunion)
Dimanche 12 février 2017

Seul le prononcé fait foi.

Mes chers amis,
Et, parce qu’ici ce mot a un retentissement tout particulier, mes chers compatriotes, Merci !
Merci d’être venus si nombreux !

Je retrouve toujours la Réunion et les Réunionnais avec un immense bonheur.
J’aime cette île qui est fière de son histoire, de sa culture, de ses valeurs, fière de sa diversité, qui est fière d’être elle-même et qui est fière d’être la France.
Nous sommes 66 millions de Français dans un monde de sept milliards d’habitants. Personne ne nous fera de cadeaux.
Notre seule marge de manœuvre réside dans notre capacité à nous rassembler, à travailler plus, à travailler tous.
Notre avenir est dans notre inflexible volonté d’être souverain, écouté et respecté de par le monde.
Êtredebout ou à genoux : voilà la question. Ma réponse est claire : debout toujours, à genoux, jamais !
Je veux, avec vous, avec la Réunion, faire de la France une puissance gagnante.

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François Fillon en visite à l’île de La Réunion – Interview Le Quotidien

Dans quel état d’esprit débarquez-vous samedi à La Réunion ?

Avec de la passion et de la détermination. J’aime la Réunion. Il y a sur cette ile une chaleur fraternelle qui est à l’honneur de notre nation. Mais la Réunion, comme la métropole, est confrontée à de lourds problèmes économiques et sociaux qu’il faut affronter avec lucidité et audace. La priorité, c’est l’avenir de la jeunesse réunionnaise. Il faut lui donner des perspectives.

Les effets de l’affaire des embauches familiales de votre épouse et de vos enfants n’affaiblissent-ils pas votre discours de campagne au point de le rendre inaudible ?

J’ai 36 ans de vie politique sans aucune affaire judiciaire. Aujourd’hui, ce qu’on me reproche était légal et j’ai livré à la justice tous les éléments. Je comprends parfaitement que les Français aient besoin d’explications et même d’excuses. Mais le déferlement médiatique relève de l’acharnement. On veut m’abattre et abattre la droite. Je ne laisserai pas faire. Nos électeurs commencent à en avoir plus qu’assez.

Irez-vous jusqu’au bout de votre candidature ?

Oui, car, au-delà de ma personne, je porte avec la droite et le centre un projet pour redresser notre pays. Ce ne sont pas Macron ou Le Pen qui vont enrayer le déclin de la France.

Au-delà de vos excuses et de votre défense offensives, envisagez-vous de rajouter de nouvelles mesures de moralisation politique à votre programme ?

Les mécanismes de transparence n’ont jamais été aussi présents qu’aujourd’hui. Faudra-t-il les compléter ? Je n’y suis pas hostile, mais commençons par le début : le non cumul des mandats et la réduction du nombre de parlementaires avec la définition d’un vrai statut pour les élus de la nation.

La campagne des primaires avait commencé par une fausse note – ou un malentendu – entre vous et Didier Robert lorsque ce dernier vous reprochait vos propos sur la colonisation (« La France n’est pas coupable d’avoir voulu faire partager sa culture aux peuples d’Afrique, d’Asie et d’Amérique du Nord » et « la France n’a pas inventé l’esclavage »). Comprenez-vous que les descendants d’esclaves puissent revendiquer la reconnaissance par la France des erreurs et des traumatismes de la colonisation, y compris dans les manuels d’Histoire ?

L’esclavage, la colonisation, la traite des êtres humains, étaient des abominations. L’oubli n’est pas possible ! Mais il n’est pas juste que la France d’aujourd’hui porte des crimes commis il y a plus d’un siècle et demi. L’aspiration légitime à voir ce passé douloureux connu et reconnu ne doit pas conduire à opposer mais à rassembler les Français. C’est pourquoi je vois avec intérêt l’émergence d’une mémoire qui se veut apaisée et qui se base avant tout sur l’hommage aux victimes de l’esclavage. Cette politique mémorielle est conduite par exemple en métropole par des associations. Je veux les soutenir, à travers notamment la Fondation pour la mémoire de l’esclavage, de la traite et de leurs abolitions en cours de création.

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“Ne vous laissez pas voler cette élection !” François Fillon à Poitiers

Discours de François Fillon à Poitiers
Jeudi 9 février 2017

Seul le prononcé fait foi.

Mes amis,

Merci de tout cœur pour votre présence, merci Jean-Pierre pour ton accueil, pour ton amitié, pour ta force qui me donne plus de force encore.

Mes amis, je vous demande de m’aider à résister au choc.

Durant 36 ans de vie politique, 36 ans sans aucun problème d’ordre judiciaire, je suis la cible d’une attaque impitoyable, partiale, 7 jours sur 7, 24/24h, et tout ceci pour des faits anciens, connus, légaux.

Est-ce juste ? Est-ce équitable ? C’est à vous de répondre et non au tribunal médiatique.

Je fais appel à votre bon sens, à votre liberté de jugement.

Je n’ai pas fauté au regard de la loi, mais je sais vos interrogations, votre émotion. Vous attendez le meilleur de moi, de vos élus.

Je dois prouver ma droiture, je dois m’expliquer, car oui, j’ai travaillé avec mes proches, parce que j’avais confiance en eux, confiance dans leurs capacités, parce qu’ils partageaient avec moi une vie d’engagement total qui ne comptait pas les week-ends et les soirées.

Ceci dit, je n’évacue pas mes responsabilités car beaucoup de Français se posent des questions.

Candidat à l’élection présidentielle, on scrute ma vie au laser, cherchant la moindre erreur, la moindre faille, le moindre scoop. On voudrait dans les médias que je sois un « saint », je ne suis, mes amis, qu’un homme, un homme qui n’a pas enfreint la loi, un patriote qui aime son pays et qui lui a donné le maximum de ce qu’il avait dans les tripes.

Je n’ai rien à cacher. Lundi, j’ai tenu une conférence de presse destinée à répondre point par point, à l’aide des faits et des faits seuls, aux accusations.

J’ai porté à la connaissance du public l’intégralité de mon patrimoine.

La transparence ne me fait pas peur, et j’attends maintenant que mes concurrents à la présidentielle se montrent aussi clair que moi.

Nul doute que la presse exigera d’eux des informations, et si elle ne le fait pas, alors nous verrons qu’il y a bien deux poids deux mesures.

En vérité, au-delà de cette histoire de contrats parlementaires, il y a une entreprise de démolition qui nous ramène à la politique.

Si la violence est si rude, si je suis à ce point l’homme qu’il faut mettre à genoux, c’est parce que je suis porteur d’un projet qui bouscule le système.

Je suis plus qu’un adversaire politique, je suis un adversaire idéologique !
Le système n’aime la droite que lorsqu’elle marche à l’ombre, lorsqu’elle se tait sur la liberté économique, lorsqu’elle se tait sur l’autorité, lorsqu’elle se tait sur les valeurs traditionnelles de notre pays, lorsqu’elle ne met pas des mots crus sur la réalité comme celle du totalitarisme islamique, lorsqu’elle ne remet pas en cause les arrangements conformistes de notre politique étrangère…

Si mon projet était flou et banal, croyez-moi, les attaques ne seraient pas aussi rudes.

On veut nous chasser de la présidentielle au profit d’un duel dont rêve le système : d’un côté la caricature de l’extrême droite, de l’autre le macronisme light et branché.

Il est hors de question de laisser l’avenir de notre pays tomber dans les mains de ces gens-là.

Hors de question que la droite et le centre se laissent intimider par des scénarios qui excluent les Français qui veulent un changement puissant et crédible.

Ça n’est pas une question partisane, c’est une question d’intérêt national !

Avec ce tourbillon d’attaques, on veut détourner l’attention du vrai scandale : le scandale du déclin de notre pays et le scandale du quinquennat de François Hollande, l’un des plus désastreux de la Vème république. Nous avons oublié jusqu’au goût de la prospérité collective et du plein emploi.

Nous serions condamnés au chômage.

Nous serions condamnés à une croissance faiblarde et de plus en plus réduite, qui met en péril nos entreprises et nos emplois.

Nous serions condamnés au délitement de notre société, affaiblie par un Etat sans autorité et par les revendications communautaristes.

Devant cette situation, les Français ne doivent plus baisser les yeux en murmurant : « tant pis ».

Face à nous dans cette campagne, on trouve ce front du « tant pis » : c’est la fratrie des marchands de sable.

Il y a la gauche de Jean-Luc Mélenchon : c’est rouge total.

Ses admirations nous éclairent suffisamment : elles vont à Fidel Castro et Hugo Chavez, deux figures bien connues pour leur grand respect des libertés et la flagrante réussite économique de leur pays.

De l’autre côté, il y a sa jumelle, Mme Le Pen et son programme économique de faillite : la retraite à 60 ans, la hausse des salaires sans compter, l’emploi public qui grimpe en flèche, le retour insensé du franc…

Et puis il y a M. Hamon : c’est la tradition utopiste dans toute sa splendeur, avec les 32 heures, la taxe sur les robots et le revenu universel auquel même ses camarades ne croient pas.

Et puis, à côté de cette fratrie du refus, il y a la gauche souriante dans ses nouveaux vêtements, la bouche pleine de phrases creuses et sirupeuses.

C’est Macron, ce cas d’école de l’illusionnisme politique, cette nouvelle forme de populisme mondain qui a inventé la campagne présidentielle sans programme présidentiel.

A deux mois de l’élection, il faut tout de même un sacré mépris pour les électeurs pour estimer qu’ils n’ont pas besoin de connaitre le projet.

Avec votre soutien, avec votre force, je veux mettre un terme à ce scandale français. Je veux redresser notre pays.

Le mot « redresser le pays » est-il trop fort ? Oui, il l’est pour tous ceux qui nagent tranquillement dans le statu quo. Mais il ne l’est pas pour les Français !

6 millions de Français inscrits à Pôle Emploi.

9 millions de Français sous le seuil de pauvreté.

2 millions de jeunes qui ne sont ni à l’école, ni dans une formation, ni dans un emploi.

Des quartiers dévastés par la délinquance, des campagnes qui se vident.

2200 milliards de dette que nos enfants devront un jour rembourser.

Croyez-moi, ce ne sont pas les présidents américains, russes ou chinois qui vont nous sauver.

Tout dépend de nous.

Nous avons 2000 ans d’histoire, 2000 ans de bravoure ; des générations et des générations de Français se sont battues pour que nous soyons une nation forte et libre.

Nous sommes leurs héritiers ; notre devoir est d’être fidèles au patrimoine qui nous a été légué et que nous transmettrons à nos enfants.

Il faut réagir fort et maintenant.

Pour notre redressement économique, je propose la liberté.

C’est une réponse simple à un constat simple : les talents, l’énergie, les idées, les Français les ont. Mais la bureaucratie les empêche de les développer.

Je veux libérer les entreprises en réduisant de 40 milliards le fardeau de leurs charges sociales, pour qu’elles puissent se développer, embaucher et investir sur notre territoire.

Je veux supprimer les normes françaises qui se surajoutent aux normes européennes pour que notre agriculture redevienne la première en Europe.

Je veux libérer la durée du travail en supprimant définitivement les 35 heures et leur uniformité écrasante.

Je veux que nous ayons en France des investisseurs français, qui puissent investir de l’argent français dans nos entreprises ; et pour cela, je supprimerai l’ISF pour nous éviter d’aller nous prosterner  devant les fonds de pensions étrangers.

Je veux mettre fin au cauchemar qu’est devenu le RSI qui sera réformé pour constituer une caisse de protection des indépendants et non pas aligné sur le régime général comme le propose monsieur Macron ce qui aurait pour conséquence d’augmenter de plus de 20% les charges des commerçants, des artisans et des indépendants.

Je veux rapprocher le régime fiscal des commerçants, artisans et indépendants et celui des auto-entrepreneurs.

Je veux généraliser l’apprentissage pour que les jeunes puissent avoir un pied à l’étrier et apprendre au sein du monde du travail.

Ce souffle de liberté, je veux qu’il bénéfice à tous les Français et à leur pouvoir d’achat.

12 milliards d’euros seront rendus aux Français.

Pour les familles, qui sont le creuset de la France, je veux relever le plafond du quotient familial et rétablir l’universalité des allocations familiales.

Pour les travailleurs, je veux une baisse de leurs cotisations salariales de 6 milliards d’euros directement visible sur la feuille de paie.

Pour les plus vulnérables, je veux revaloriser les petites retraites, de 5% pour 4 millions de retraités, et augmenter de 10 % les petites pensions de réversion.

C’est la justice sociale que je veux porter pendant que nous repasserons progressivement l’âge légal de départ à la retraite à 65 ans.

Vous savez qu’on m’a fait le procès de vouloir mettre à mal notre assurance maladie et notre système de soins.

C’était la précédente polémique qu’on m’avait infligée.

Eh bien je dénonce avec force ceux qui disent que tout va bien et qui se fichent des déserts médicaux, qui se fichent des pathologies non remboursées, qui se fichent des urgences débordées, qui se fichent de savoir que les personnels médicaux sont à bout et que la médecine libérale en a marre d’être maltraitée, et qui se fichent des déficits.

Ceux qui menacent la sécurité sociale sont ceux qui veulent rester les bras ballants et qui tournent les talons si on propose des solutions.

Je veux une santé pour tous, et de qualité, une santé capable de répondre au vieillissement de la population et au prix croissant des nouveaux médicaments.

Et pour cela, j’agirai, en concertation avec les professionnels de la santé.

Le redressement de notre pays doit se faire sans oublier les plus fragiles.

Contre l’exclusion et la grande pauvreté, je prévois un plan d’action sur cinq ans qui s’appuiera sur les grandes associations qui font honneur à la fraternité française, comme celle de l’Abbé Pierre.

Je pense aussi à ceux qui vivent avec l’autisme et le handicap.

8 millions de Français sont frappés par le handicap.

Je veux défendre pour eux une société plus inclusive, qui accueille toujours mieux à l’école les enfants en situation de handicap, qui leur donne des perspectives de formation et d’insertion professionnelle notamment par l’alternance.

Mais pour pouvoir engager tous nos projets, l’Etat doit, en parallèle, faire des efforts d’organisation et de gestion. Il faut être plus rigoureux sur nos finances publiques afin de pouvoir investir pour les Français.

Je veux restaurer une administration efficace et respectée.

J’assume de vouloir réduire de 8 % environ le nombre d’emplois publics sur le quinquennat.

La France était-elle sous-administrée en 2002 ? Evidemment non ! C’est le niveau d’emplois publics que je propose d’atteindre en 2022.

Pour cela, il faudra passer aux 39 heures dans la fonction publique pour que l’Etat et nos services publics restent forts.

Nous devrons retrouver l’équilibre des finances publiques d’ici 5 ans ; l’effort sera réparti sur l’ensemble de la sphère publique.

Et nous devons rendre aux agents publics leur fierté blessée par le discrédit de l’Etat bureaucratique.

Ils servent la collectivité avec dignité, avec professionnalisme, et souvent avec abnégation.

Ils ont droit à un projet réaliste et ambitieux pour les services publics qu’ils animent.

Mais rien de tout cela ne sera vraiment efficace si nous ne redressons pas les piliers de la République.

Je veux le retour du bon sens à l’école.

Il est temps de mettre fin aux folies expérimentales des pédagogistes qui cassent l’école pour mettre en musique leur idéologie.

A l’école, on doit apprendre à lire, à écrire et à compter, et pour cela j’avancerai l’âge de la scolarité à 5 ans au lieu de 6 pour que nos enfants maîtrisent ces savoirs fondamentaux.

Je propose que les enfants portent un uniforme à l’école, parce qu’ils feront ainsi l’apprentissage de l’égalité et de l’appartenance à un groupe, qui préfigure l’appartenance à la nation.

Nous devons rétablir l’autorité de l’Etat.

J’accorderai d’importants moyens supplémentaires à cette priorité, avec 12 milliards d’euros de plus dans la sécurité, la défense et la justice,

Je veux créer 16 000 places de prison, afin de reprendre le programme de construction interrompu par Mme Taubira, car je veux que les condamnations soient exécutées.

Il ne doit pas y avoir une once de complaisance avec les terroristes, qu’ils soient français ou étrangers.

Nous devons interdire le retour sur le territoire national des Français partis combattre à l’étranger dans les rangs terroristes, nous devons condamner les personnes coupables d’intelligence avec l’ennemi et nous devons expulser les étrangers appartenant à la mouvance intégriste.

Je veux un strict contrôle administratif du culte musulman, tant que son ancrage dans la République ne sera pas pleinement achevé, à l’exemple des autres religions.

Je veux la dissolution immédiate de tous les mouvements qui se réclament du « salafisme » ou des Frères musulmans.

Rétablir l’autorité de l’Etat implique aussi de choisir ceux qui rejoignent notre territoire et leur faire respecter nos lois.

Nous devons bâtir une véritable politique d’immigration et la réduire au strict minimum pour l’adapter à nos capacités d’intégration.

Cette politique sera fixée par des quotas au Parlement, chaque année en fonction de nos capacités d’accueil, comme c’est le cas au Canada.

Nous devrons défendre et protéger de véritables frontières européennes avec des contrôles systématiques aux portes de l’espace Schengen comme c’est le cas aux portes des Etats-Unis.

Les étrangers que nous accueillons sur notre territoire devront respecter leurs devoirs avant de réclamer des droits.

L’intégration sera exigée de ceux qui arrivent, et l’assimilation de ceux qui restent.

Les étrangers en situation régulière devront attendre 2 ans avant de pouvoir bénéficier des prestations sociales.

Et nous continuerons d’affirmer notre tradition du droit d’asile qui remonte à la chrétienté, mais nous accélérerons les procédures et nous expulserons systématiquement les déboutés.

Mes amis,

Il faut redresser le rang de la France dans l’Europe et dans le monde.

Pour cela, il faut que la France s’assume, car elle ne peut pas envisager l’avenir si elle ne sait pas d’où elle vient et ce qu’elle est.

Il n’y a pas de honte à se dire Français. Nous sommes un peuple courageux, qui sait se lever pour dire non, et qui se sent toujours appelé dans les circonstances exceptionnelles.

Nous aimons plus que tout la liberté de pensée et la liberté d’expression.

Nous sommes un peuple frondeur mais nous savons nous rassembler pour célébrer nos morts, pour saluer notre drapeau, pour dire notre fierté d’être français.

Nous avons des valeurs françaises..

Nous avons une culture française, contrairement à ce qu’a osé dire M. Macron ce week-end, et il est sans doute le seul au monde à l’ignorer. Pour lui, exit, Descartes, Molière, Chateaubriand, Proust ; exit les professeurs de la IIIème République et ceux d’aujourd’hui qui apprennent à nos enfants à parler le langage de la France plutôt que celui de la rue …

Si n’y a pas de culture française, alors pourquoi la France ?

Nous avons une langue, une histoire, des coutumes, un drapeau. Si tout ceci n’a pas d’importance, alors pourquoi M. Macron est-il candidat à la présidence française ?

Nous sommes la nation française.

Et il n’y a rien de honteux à dire que la France n’est pas un pays mosaïque ; nous n’accepterons jamais de devenir une société qui multiplie les foyers de communautarisme et nous préférerons toujours notre unité à la division.

La France accueille la diversité, mais la diversité se rassemble dans la France, car la seule communauté qui vaille est la communauté nationale.

Une France qui ne doute pas, qui est fière et qui s’assume, est une France souveraine dont la voix peut porter parmi les nations du monde.

Notre politique étrangère doit être commandée par notre seul intérêt national.

Etats-Unis, Russie, Chine, Brésil, Afrique: le monde n’attend pas que la France se réveille pour vivre et se développer ; si nous ne nous redressons pas, il continuera sans nous.

Il nous manque une voix claire et ferme, une voix qui porte et qui soit respectée ; il nous manque une vision et une stratégie ; il nous manque un représentant qui porte haut la France et ses couleurs ; il nous manque en somme un vrai président de la République.

Croyez-moi face à M. Trump, à M. Poutine, face au président chinois, ce n’est pas Hamon, Macron ou Le Pen qui vont tenir le rang de la France. Moi, j’y suis prêt.

Et puis, il y a l’Europe.

Ça n’est pas en cassant l’Europe qu’on va sauver la France.

Je veux la France en tête, la France qui entraine ses partenaires.

Je ne parle pas d’une Europe bureaucratique qui règlemente, qui décrète et qui classe sans suite les défis du XXIème siècle.

Je parle de l’Europe des nations, unies pour défendre la civilisation européenne.

Je parle d’une Europe politique concentrée sur ses priorités stratégiques.

Je veux une Europe de la sécurité et des frontières, qui nous protège.

Je veux une Europe de l’énergie et du numérique, qui garantit notre indépendance face aux appétits des grandes puissances mondiales.

Je veux une Europe qui ose défendre nos industries et nos emplois contre les assauts de la concurrence mondiale.

Et pour tout ceci, je veux que la France devienne la 1ère puissance européenne d’ici 10 ans.

Voilà, mes amis, mon ambition pour la France.

Ces dernières semaines, nous avons eu droit à un grand feuilleton d’attaques en règle, avec ses épisodes quotidiens et ses petites manœuvres.

Ils ne s’arrêteront sans doute pas là.

Ce n’est pas ma personne qu’on attaque ; c’est mon projet.

Parce que je ne cède devant aucun groupe de pression, parce que je dénonce la démagogie et le renoncement, on tente de m’abattre.

Mais cette obsession de me mettre à terre commence à se voir.

Je reçois énormément de témoignages de soutien.

En réponse à cet acharnement, je sens monter une rage de vaincre, une rage d’exprimer ses convictions avec fierté.

Cette campagne ne m’appartient pas : je porte l’espérance de millions de Français qui se sont manifestés à la primaire, et de millions d’autres qui nous soutiennent.

Ne vous laissez pas voler cette élection.

Ne vous laissez pas souffler la flamme du redressement national.

On veut nous faire rentrer dans le rang. Mais on ne marche pas ainsi sur nos têtes.

Ne ménagez pas vos efforts, car je ne ménagerai pas les miens.

Ne vous résignez jamais, ne cédez jamais

Faites parler vos convictions avec force et générosité.

Faites entendre votre voix qui compte.

Soyez vaillants !

Soyons libres !

Vive la République et vive la France.

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Lettre aux Français

Mes chers compatriotes,

Au terme d’une campagne médiatique et politique d’une violence inouïe, j’ai choisi de m’adresser directement à vous pour vous dire ma vérité. C’est vrai, pendant quelques jours, la fureur des forces qui se sont déchaînées contre moi m’a laissé abasourdi. Pourtant, j’ai décidé de ne rien céder aux intimidations et aux pressions.

J’ai choisi de me tenir debout face aux Français, face à leur jugement.

Je le sais, les accusations portées contre moi vous ont profondément troublés. Ce trouble, je le comprends parfaitement. J’ai donc souhaité clarifier les choses lundi dernier car je n’ai rien à vous cacher : ni le travail de mon épouse, dont j’ai détaillé les tâches effectuées pendant quinze années à mes côtés ; ni sa rémunération qui ne correspond pas aux montants spectaculaires jetés sur la place publique ; ni le rôle à mes côtés de nos deux enfants qui m’ont pendant plusieurs mois épaulé ; ni les activités de conseil que j’ai été amené à réaliser et qui n’ont évidemment jamais concerné un quelconque gouvernement étranger !
Tout est légal. Les sommes perçues ont été strictement déclarées aux impôts, les revenus en découlant strictement imposés. J’ai souhaité que tout soit mis sur la table, que tout soit vérifiable et consultable. Evidemment, j’attends désormais la même attitude de la part de mes concurrents. Que ceux qui donnent des leçons de démocratie se plient au même exercice de transparence !

En trente-deux ans de vie politique, je n’ai jamais été mis en cause dans une affaire. J’ai toujours agi dans la stricte légalité et dans la plus parfaite honnêteté. Mais j’ai commis une erreur : en travaillant avec mes proches, j’ai privilégié une collaboration de confiance qui, aujourd’hui, suscite la défiance. Le temps, l’époque, ont changé. J’ai décidé de mon propre chef d’interrompre cette collaboration en 2013. J’aurais sans doute dû le faire avant. Je vous dois donc des excuses.

Désormais, c’est à vous de décider et à vous seuls. Faites-le en conscience et faites-le avec exigence.

Exigez ce droit que personne ne saurait vous confisquer : le droit à une campagne loyale, sans coups bas ni coups montés, à l’issue de laquelle vous serez amenés à faire un choix crucial, sans doute le plus important de ces trente dernières années. La France est à un carrefour de son histoire. Trois voies s’offrent à elle. Les deux premières ne sont en réalité que deux impasses. C’est l’impasse du déclassement économique et de la désunion nationale dans laquelle Marine Le Pen entraînerait le peuple français. Mais c’est aussi l’impasse du vide programmatique, celle qu’a choisie Emmanuel Macron. Ce dernier vient d’affirmer qu’il n’existe pas de culture française. Et bien moi, je considère qu’il existe une culture française. Une culture que nous devons défendre parce que nous sommes fiers de ce qu’elle a fait de nous, mais plus encore parce que c’est d’elle que dépend notre avenir.

Un peuple fier dans une France libre, c’est ce projet que je vais continuer à porter.

C’est la voie de cet avenir que je vous propose d’emprunter ensemble. La voie de la liberté pour lutter contre le chômage de masse, pour redresser une économie asphyxiée par le poids des taxes et des normes. La voie de la fierté également, pour rassembler le peuple français et réaffirmer ce que nous sommes face aux grandes puissances du monde, face au totalitarisme islamique. Un peuple fier dans une France libre, c’est ce projet que je vais continuer à porter. Rien n’ébranlera ma volonté. Rien ne me détournera des vrais enjeux de cette campagne présidentielle : le redressement de la France et le rassemblement des Français.

Fidèlement,

François Fillon

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Transparence – Données financières

 

Déclaration de situation patrimoniale de François Fillon

Salaires nets moyens perçus au titre de son emploi comme collaboratrice parlementaire par Penelope Fillon entre 1986 et 2013

 

 

Mesdames et Messieurs,

Je m’adresse aujourd’hui à vous, et par-delà vous à toutes les Françaises et à tous les Français, parce qu’une émotion légitime monte du pays.

Je comprends les interrogations.

Je comprends le besoin de me voir clarifier les choses.

Et je vais le faire.

Parce que je n’ai rien à cacher.

Je vais le faire parce que je ne peux pas accepter les accusations infondées qui me prennent pour cible après 32 ans de vie politique, 32 ans sans aucun problème d’ordre judiciaire, 32 ans d’éthique irréprochable.

Je veux dire à tous mes compatriotes que pendant toutes ces années, j’ai œuvré pour mon pays sans jamais enfreindre la loi et sans jamais déroger aux valeurs qui sont les miennes.

Aujourd’hui, candidat à l’élection présidentielle, je fais face à une attaque d’une violence inouïe, à ma connaissance du jamais vu sous la Ve République.

Autant le dire avec force et d’entrée de jeu : c’est le candidat à la Présidentielle de la droite et du centre qui est visé aujourd’hui et j’assume toutes mes responsabilités.

Tous les faits évoqués sont légaux et transparents.

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