Mettre fin à l’échec socialiste. Mon projet pour réussir ensemble.

 

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Discours à Nantes

Mes amis, mes chers compatriotes

Quel plaisir d’être avec vous, à Nantes au milieu de ceux qui me connaissent depuis si longtemps.

Merci aux élus…

Cela me fait chaud au cœur de vous sentir à mes côtés alors que nos adversaires redoublent d’effort pour multiplier jusqu’à la caricature les manœuvres, les intox, les bassesses et les coups bas.

Sans doute, espèrent-ils ainsi nous faire taire.

Allons-nous les laisser faire ?

Allons-nous les laisser vous voler cette élection ?

Certainement pas !

Ils nous veulent à genoux nous sommes et nous serons toujours debout.

Aucune intimidation ne fera plier notre volonté alors que depuis plus de deux mois, le plus incroyable système de dénigrement mis en place sous le Ve République tourne à plein rendement.

En dépit de la situation économique, en dépit de la montée des périls extérieurs et alors même que des attentats continuent de se perpétuer sur notre territoire.

C’est bien d’ailleurs la seule chose qui les intéresse encore, qui parvient à les sortir de leur long sommeil.

Car rien, oui rien, apparemment ne leur paraît plus important, plus urgent que de me briser et du même coup, briser votre légitime espérance en une alternative franche et claire, oubliant que vous êtes le peuple souverain. Et que vous, et vous seuls, êtes maîtres de vos choix.

Faut-il, au passage, que le système soit peu convaincu des performances de son champion qui n’a pas terminé sa mue politique.

Faut-il que ce dernier soit fragile en dépit du tapis rouge qui lui est quotidiennement déroulé et avec quelle complaisance !

Faut-il qu’ils doutent de son programme, vite fait sur un coin de table après avoir regardé par-dessus l’épaule des autres candidats. Un programme qui a tout d’un manteau d’Arlequin et pas grand-chose à voir avec un projet pour redresser la France. Comme si la politique pouvait se résumer à un questionnaire à choix multiple !

Faut-il que l’inquiétude monte dans leurs rangs pour se livrer à cette débauche de propagande, à cette ivresse de calomnie !

J’avoue que j’ai participé à un certain nombre d’élections mais je n’en ai jamais vu où l’exécutif, et ce à quelques jours du scrutin, accroché à ses privilèges, mobilisait autant d’énergie pour demeurer en place.

Mes chers amis, je vous le demande non sans une certaine solennité : pouvait-on en effet imaginer un jour que des responsables politiques et ce – au plus haut niveau de l’Etat – réclamerait, à corps et à cris, le retrait pur et simple à cette élection présidentielle du candidat portant les valeurs de la droite et du centre, de votre candidat ? Et à quel titre si ce n’est celui du bon plaisir ?

Oui, ils ont osé demander l’élimination, avant même le vote, de la principale famille politique de ce pays. Qui plus est, la seule à pouvoir assurer une majorité stable pour conduire les réformes dont ce pays a si urgemment besoin !

Décidément Monsieur Hollande et son dauphin Monsieur Macron ont une conception bien singulière de l’intérêt général.

Quel culot ! Quelle extravagance !

Pouvait-on imaginer pareille forfaiture, pareil manquement au respect de la démocratie il y a encore un an ? Un tel mépris pour ces primaires où se sont exprimés des millions de nos compatriotes !

Il est vrai que lorsqu’on voit le sort qu’ils ont réservé à leur ancien ami, Monsieur Hamon, qui a remporté de haute lutte les primaires de cette gauche plurielle devenue une gauche plus rien, on voit qu’ils sont prêts à tout pour que d’une manière ou d’une autre, le fantôme de l’Elysée puisse jouer les prolongations.

C’est que rien d’autre ne compte à leurs yeux, tout gêneur doit être écarté, comme tant d’autres, comme le PS, lui-même, qui a servi de marchepied au chef de l’Etat avant d’être repoussé d’un coup de talon.

Faut-il qu’ils se croient tous puissants ces importants impotents qui n’ont même pas eu le courage de se présenter directement à cette élection, qui n’ont même pas eu le courage de laisser les Françaises et les Français juger un quinquennat qui a abaissé la France et appauvrit nos concitoyens. Il est vrai qu’ils connaissaient d’avance quel serait le verdict.

Et on se demande jusqu’où ira leur audace. Peut-être jusqu’à mettre en pratique la fameuse boutade de Brecht. Parvenu à ce stade, ne serait-il pas plus simple pour eux de dissoudre carrément le peuple et d’en élire un autre ?

Voilà qui aiderait, peut-être, je dis bien peut être, leur candidat. Mais ce serait une illusion de plus car, ce soir, quand j’entends et je vois votre force, votre détermination, je suis plus que jamais persuadé de notre victoire.

Mes chers amis, je puise ici une formidable énergie.

Et je ne peux pas être à Nantes et oublier combien cette ville est liée pour toujours à une des plus belles pages de notre Histoire, de ce grand récit national qui existe bel et bien, n’en déplaise à ses détracteurs, à ceux qui veulent déconstruire l’histoire pour déconstruire la nation.

Je veux parler de l’édit de Nantes, symbole de la tolérance, de la paix entre catholiques et protestants mais surtout symbole de la concorde entre tous les Français.

Plusieurs enseignements sont à tirer de cet événement qui a marqué notre conscience collective.

Le premier enseignement est qu’il ne faut jamais laisser revenir le spectre des guerres de religion dans notre pays. Jamais !

Nous avons trop souffert dans notre histoire de ces conflits aussi vains que sanglants qui ont dressé des Français contre d’autres Français pour permettre aux fauteurs de troubles d’introduire la discorde parmi nous.

J’adresse un avertissement à tous ceux qui, pour des enjeux politiques dérisoires, veulent laisser sciemment s’installer ici une atmosphère de guerre civile tout en niant attiser les braises de la dissension. Ils me trouveront sur leur chemin.

Je l’ai toujours affirmé : Ceux qui croient comme ceux qui ne croient pas, ont toute leur place dans la France que nous voulons, dans la nation que nous aimons.

Dans la France que nous voulons, il ne peut pas y avoir de citoyen de seconde zone

Mais dans la France que nous chérissons, il ne peut y avoir non plus de droits autres que ceux issus des lois de la République. La laïcité que certains s’empressent de vouloir recouvrir d’un adjectif qui dénature son sens véritable n’est pas une religion, c’est un cadre qui délimite et garantit précisément cette vie en commun.

Le second enseignement est que ceux qui dirigent le destin de notre pays doivent précisément veiller à être les gardiens de cette vie en commun.

Ils doivent se hisser au-dessus des intérêts particuliers, des partis, des lobbys et des communautarismes et être les garants de cette précieuse unité nationale.

Vous le savez, cet édit de Nantes, ce traité de tolérance, fut l’œuvre d’Henri IV, une des plus hautes et des plus belles figures de notre Histoire qui durant plus de vingt ans guerroya contre les fanatismes de son temps et refusa la division du royaume.

On ne devient pas responsable d’un grand pays comme la France sans avoir été attaqué, injurié, écorché par ses adversaires. Plus près de nous, de Gaulle, Pompidou, Giscard, Mitterrand, Chirac, Sarkozy… Tous furent des cibles mais les qualités requises pour exercer le pouvoir diffèrent selon que l’on se trouve dans une période de crise ou une période de prospérité.

Aujourd’hui, on n’hésite pas à mettre ma vie à l’épreuve. On la décortique dans tous les sens, on l’étale, on la dissèque, sans aucune pudeur, sans aucun respect pour ce qui jadis s’appelait la présomption d’innocence.

Des belles âmes se sont émues parce que j’ai évoqué le souvenir de Pierre Bérégovoy lors de l’émission politique sur France2. Alors je le redis calmement et fermement : Bérégovoy n’était pas du sérail et il fut bien « livré aux chiens » pour reprendre l’expression du président de la République de l’époque.

Et parmi ceux qui s’émeuvent de cette référence combien participèrent à cette curée politique et médiatique !

Alors aujourd’hui, je dis aux Français : ne me jugez pas d’après les actes d’accusation de ces nouveaux inquisiteurs mais jugez-moi sur mon parcours.

Je n’ai pas fait les grandes écoles, je n’ai pas été banquier, j’ai donné 36 ans de vie publique à ma ville, à mon département, à ma région, à la France ; 36 ans à parcourir nos villages et nos villes ; 36 ans de rencontres avec les Français, face à leurs espoirs et leurs colères ; 36 ans de projets, d’idées, d’affrontements intellectuels. 36 ans de combat, avec des victoires, avec des défaites. J’ai connu les salles pleines et la solitude des préaux d’école, en compagnie d’une poignée de militants.

J’ai assumé les plus hautes fonctions, croisé les grands de ce monde, mais je sais aussi plus que d’autres qui trouvent « dépassé » la fonction de député et le suffrage universel, la détresse de mes compatriotes qui me sollicitaient et que j’aidais au mieux que je le pouvais.

Je viens de loin, je suis un patriote.

J’ai pu faire des erreurs, je le reconnais volontiers, mais qui n’en a pas fait ? Ceux qui n’ont jamais fait d’erreurs ne sont pas nécessairement les êtres les plus justes ni les plus solides.

L’Histoire nous apprend que les peuples se plaignent rarement dans les temps difficiles d’un excès de courage, de clarté ou de volonté.

Durant les périodes de paix et de prospérité, un homme comme Churchill était, au mieux oublié, au pire déconsidéré.

Or, comme nous le rappelle les attaques sur notre sol et l’attentat de Londres, frappant le premier Parlement, dans l’histoire européenne, nous sommes entrés dans des temps sombres.

Voilà pourquoi cette élection n’est pas une question de casting, comme on s’acharne à vouloir vous le faire croire. Jugez-moi sur mon parcours et jugez-moi sur mon programme.

 

Ce programme, il a été conçu avec vous et non avec des notes de ces experts en antichambre coresponsables de l’état de faillite dans lequel se trouve notre pays.

Pendant trois ans, j’ai sillonné la France à la rencontre de vos espoirs et de vos colères, de vos joies et de vos déceptions. De ce nouveau cahier de doléance, de ces états généraux, j’ai tiré une feuille de route avec une obligation en tête : faire, enfin !

Convaincu qu’aucune réforme ne peut être menée à bien si l’on ne donne pas clairement le but à atteindre.

J’ai bien conscience, mes chers amis, qu’à chaque échéance les responsables politiques demandent aux Françaises et aux Français de nouveaux sacrifices et qu’en dépit de tous les efforts produits, ces derniers n’ont jamais l’impression d’avancer.

La France a été victime depuis des décennies d’une double trahison. Celle provenant de tous ceux qui se sont servi de la dette publique pour masquer leur manque de courage et celle des élites financières qui ont refusé de réguler les crédits privés parce qu’ils étaient préoccupés de leurs seuls profits.

Or, je suis le seul candidat à m’engager sur un double objectif : Retrouver le chemin du plein emploi et faire de la France d’ici dix ans, la première puissance européenne.

Mes amis, le chômage structurel qui mine notre pays est un sujet trop grave pour être abandonné aux joueurs de flûte ou aux apprentis sorciers.

Moi, je n’esquive pas. Je ne louvoie pas. Je propose une vraie transformation économique et sociale rendue de plus en plus difficile par cette dette insoutenable que nous traînons comme un boulet.

Je veux nous libérer des normes, des contrôles qui paralysent l’activité, tuent les initiatives, dissuadent l’investissement.

La meilleure politique sociale, c’est celle qui donne du travail.

Et la seule politique qui donne du travail, c’est celle qui mise sur la liberté.

Car la liberté n’est pas seulement moralement juste, elle est aussi, économiquement efficace. C’est en libérant tout le potentiel de la créativité humaine que nous parviendrons à inventer, innover, nous dépasser. Nous n’avons pas de leçon à recevoir des américains. Je rappellerai juste que de ce point de vue : « Entrepreneur » est un mot d’origine française !

C’est cette liberté qui va vous permettre de profiter de la révolution numérique, une révolution qu’il ne faudra pas subir comme le propose Monsieur Macron mais maîtriser pour qu’elle œuvre au profit de tous et non d’un tout petit monde de privilégiés parisiens.

C’est cette liberté qui va déverrouiller le marché de l’emploi ; c’est cette liberté qui va donner aux entrepreneurs, aux agriculteurs, aux artisans, aux jeunes qui ont le cœur vaillant, le goût de se battre pour réussir leur vie.

Je veux une France productive, une France réconciliée avec le travail et l’audace. Je ferai tout pour gagner la bataille ce combat du plein emploi.

Pour cela, il faut que nos entreprises puissent se déployer, investir, embaucher.

Il faut que nos startups puissent trouver des financements et se développer sans être freinées par un monceau de contraintes inutiles. Je veux libérer l’activité de tous les secteurs qui ont été bloqués par le matraquage réglementaire et fiscal : l’agriculture, l’industrie, les services, la construction.

Je réduirai de 40 milliards les charges sociales des entreprises qui pèsent sur le coût du travail et sur la feuille de paye des Français.

Je supprimerai définitivement les 35 heures avant d’éviter que s’installent un peu partout des usines à gaz sources d’injustice comme nous le propose le candidat du Sur Place !

J’alignerai la fiscalité du capital sur celle de nos voisins allemands car je préfère que les investisseurs français investissent en France plutôt qu’ailleurs. Parce que la France est un pays souverain et je n’aime pas que notre nation se prosterne devant les fonds de pensions étrangers.

Je veux réformer le RSI.

Non pas l’aligner sur le régime général, comme le propose M. Macron, ce qui aurait pour conséquence d’augmenter de plus de 30% les charges des commerçants, des artisans et des indépendants : mais constituer une véritable caisse de protection des indépendants.

Je veux généraliser l’apprentissage, pour que les jeunes puissent apprendre au sein du monde du travail. De même je veux créer le statut de travailleur indépendant, développer le statut d’autoentrepreneur et refonder la formation professionnelle.

Libérer nos potentiels, simplifier, alléger, moderniser : voilà comment nous allons relancer l’économie et ranimer l’espoir.

Cette vision que j’ai pour la France, elle s’applique aussi à la mer, à l’économie maritime. Je veux en dire quelques mots, ici, à Nantes, cette ville qui est tournée vers l’océan depuis des siècles.

Quel extraordinaire atout que notre domaine maritime !

Quel courage et quelle force il a fallu à ces générations de marins, de pêcheurs, d’ingénieurs, d’explorateurs pour édifier cette grande nation maritime qu’est la France ! !

Nous pouvons être fiers de notre économie maritime, de nos métiers, de nos technologies, de notre culture de la mer.

Ils sont le fruit de plusieurs siècles de passion et de dialogue intense avec l’océan. Ils nous ont été légués par des hommes qui n’avaient pas froid aux yeux et qui ont toujours repoussé les limites du possible.

Cet héritage n’est pas un vestige du passé. C’est une réalité plus vivante que jamais. La France s’est aussi construite par la mer, et son avenir passe aussi par la mer !

L’économie de l’océan est en pleine croissance. Elle crée de multiples emplois, avec des activités dynamiques comme l’aquaculture marine, la transformation du poisson, la construction et la réparation navales.

Elle connaît une mutation technologique qui fait émerger de nouvelles filières industrielles prometteuses, notamment en matière de ressources minérales marines, d’algoculture, de biotechnologies marines, d’éoliennes offshore.

Je veux faire de la France un leader de l’exploitation des ressources marines biologiques.

Dès l’été prochain, nous lancerons des états généraux pour refonder les politiques de la pêche et de l’aquaculture, en réduisant les contraintes administratives, pour que les professionnels puissent réellement vivre de leur activité.

Nous devrons aussi relever le défi majeur du Brexit qui remet en cause l’équilibre fragile des droits de pêche entre les différents partenaires européens.

40% des prises des pêcheurs français sont effectuées dans les eaux britanniques, il est donc absolument vital que la France pèse de tout son poids dans les négociations, pour préserver nos activités de pêche.

Nous avons la chance d’avoir, dans le domaine de la construction navale, des fleurons nationaux comme les Chantiers de l’Atlantique, à Saint-Nazaire, dont l’avenir suscite des inquiétudes.

Je demande au gouvernement de trouver rapidement un accord qui permette de sécuriser un poids suffisant de l’Etat au capital, et qui garantisse sa capacité à participer à toutes les décisions importantes en termes d’investissement et de localisation de l’activité.

S’il n’était pas possible de parvenir à un tel accord dans les délais contraints auxquels nous sommes soumis, j’estime que l’Etat ne devrait pas s’interdire d’exercer son droit de préemption, le temps de définir avec plus de sérénité une stratégie industrielle adaptée.

Ce gouvernement a aussi laissé s’accumuler un retard inacceptable en matière d’infrastructures portuaires. Il est temps de moderniser nos ports !

Je veux leur donner une dimension plus commerciale, diversifier les trafics, mettre en place un véritable guichet unique portuaire, généraliser l’auto-liquidation de la TVA, dématérialiser les procédures douanières. Bref, tout l’inverse de l’immobilisme des années Hollande !

Ces exemples nous rappellent qu’en matière de politique maritime, comme dans beaucoup d’autres domaines, l’Etat a souvent du mal à fixer des priorités et à les mettre en œuvre.

Notre gouvernance maritime n’est pas à la hauteur des enjeux. Elle est illisible, déséquilibrée, bloquée.

Nous allons mettre de l’ordre dans ce fouillis.

Je propose de créer une « Alliance pour la Croissance Bleue » sur le modèle de « l’Alliance Industrie du Futur », qui a fait la preuve de son efficacité.

Elle construira, avec l’Etat, une stratégie pour l’économie maritime de notre pays. Et elle en assurera le déploiement, pour que les choses progressent enfin.

Mais nous devons aussi mieux protéger cet immense domaine maritime et les personnes qui en ont la charge.

Je souhaite développer la recherche scientifique pour améliorer notre connaissance des milieux marins et de leur infinie fragilité. Nous devons lutter de manière déterminée contre toutes les pollutions, et mieux concilier économie maritime et environnement marin. Rappelons-nous toujours que nous dépendons de la santé des mers et des océans.

Je souhaite que l’Etat se dote de moyens de surveillance plus modernes pour protéger nos espaces maritimes et nos ressources, particulièrement en Outre-mer.

Et je veux assurer un financement pérenne de la Société Nationale de Sauvetage en Mer (SNSM) dont l’engagement sans faille des 7 000 bénévoles sauve chaque année des milliers de personnes.

Je souhaite enfin que nous soyons davantage à la hauteur du rôle mondial que nous confère notre exceptionnel domaine maritime.

Pourquoi la Chine, la Russie, le Canada, la Norvège, l’Inde et les Etats-Unis ont-ils une vraie stratégie de diplomatie maritime et pas nous ? Je renforcerai notre capacité d’influence dans les organisations internationales, au service de nos intérêts maritimes.

Au plan européen, nous prendrons le leadership pour reconstruire une politique maritime européenne ambitieuse tout en protégeant mieux nos intérêts nationaux.

La mer est un secteur économique et un patrimoine environnemental. Mais elle est aussi une magnifique culture, un ensemble de traditions et de valeurs. Elle est un héritage symbolique, le socle d’une communauté humaine.

Mes amis,

C’est d’abord en réformant en profondeur notre pays que nous lui donneront les moyens de son ambition.

Et j’affirme que celle-ci est grande.

Je ne dis pas seulement cela en raison de ma volonté de redonner aux Français la fierté de ce qu’ils sont, même si la confiance en soi est une nécessité absolue, mais aussi parce que l’Europe a besoin de notre puissance et de notre capacité d’initiative pour sortir de l’impasse dans laquelle elle se trouve.

Et parce que le monde a besoin aussi de nous. Je n’ai pas peur de l’affirmer.

La France, aujourd’hui plus que jamais en ces temps troublés, manque cruellement au monde et le monde a besoin de la France.

Il a besoin de notre capacité à brandir au plus haut le flambeau de la liberté et à dissiper les ténèbres du fanatisme et de la barbarie, à montrer qu’il existe une autre voie possible qui nous permette d’échapper à cette malédiction du chiffre 2, à cet affrontement binaire entre le populisme démocratique des uns et le repli identitaire des autres.

Ces derniers temps, il a été beaucoup question de l’identité de notre pays. Je le comprends. Je ne sais pas si notre identité est heureuse ou malheureuse, ce que je sais, en revanche, c’est qu’elle est menacée.

Je le comprends d’autant plus nous sommes entourés de pêcheurs en eau trouble, qui s’emploient à entretenir le flou et l’ambigüité, à naviguer au gré des courants et des vents, reprenant d’un côté ce qu’ils donnent de l’autre.

Et pendant ce temps, s’étend une insécurité pesant sur les personnes physiques ou découlant de la situation économique, mais aussi une véritable insécurité culturelle dans notre pays.

Cette insécurité culturelle qui touche tous ceux, et ils sont de plus en plus nombreux, qui se sentent abandonnés, qui se sentent délaissés, mis sur le bas-côté de la route par la mondialisation, par l’Europe ou par le système.

Parce qu’ils ont le sentiment légitime que ce dernier ne crée plus assez de richesses, plus assez d’emplois, mais que par contre il produit toujours plus de misère, toujours plus d’impôts, toujours plus de dettes, toujours plus de bureaucratie.

A tous ces Françaises et ces Français je leur dis : nous allons redonner à la France un rang qui lui permettra de réorienter l’Europe mais aussi de peser sur une scène internationale de plus en plus instable.

Mais pour que notre pays fasse à nouveau entendre sa voix : il faut qu’il retrouve sa puissance économique. C’est l’urgence absolue. Tout le reste est mensonge.

Avez-vous remarqué combien, en dépit de sa présence de plus en plus grande sur des théâtres d’opération militaire, notre pays est le parent pauvre des grandes conférences internationales ? Parfois invité en bout de table et le plus souvent oublié ?

Je ne sais pas si Monsieur Hollande a été un président normal mais il a fait de notre pays une nation « normale », c’est à dire excessivement moyenne.

Cette question essentielle du redressement économique, on la retrouve également dans la lutte que nous avons à mener contre le totalitarisme islamique, la plus grande menace à laquelle nous sommes confrontés depuis plusieurs décennies.

Pour retrouver les moyens de la combattre, on ne peut plus se contenter de dire « l’intendance suivra ».

Une économie saine et solide est le nerf de cette guerre.

Qu’il s’agisse de redresser notre économie, de retrouver le plein emploi, de redonner aux Français des raisons d’être fiers de leur pays, de refonder l’Europe, de réguler la mondialisation ou d’éradiquer l’islamisme, tout se tient, c’est une vision globale que je défends.

Une vision qui reprend au plus près la devise de la République : liberté, égalité, fraternité.

Cette devise nous l’enrichissons de trois valeurs : l’autorité, la transmission et la souveraineté.

L’autorité parce qu’elle nait naturellement de la rencontre de la volonté, du courage, de la clarté, de la cohérence de notre engagement.

L’autorité parce que nos compatriotes sont épuisés de tant de laxisme, de démissions et d’accommodements déraisonnables avec ce qui entreprend depuis des décennies un travail de sape à l’encontre de nos institutions et plus largement de notre République.

Au risque de paraître politiquement incorrect, j’affirme que lorsqu’un Etat exerce son autorité, il a toute légitimité pour le faire puisqu’il intervient pour protéger ce qui constitue les fondements même de nos sociétés. Aussi pour tous les citoyens, cet exercice devrait « aller de soi ».

C’est une question de simple bon sens.

Le contraire de l’autorité n’est pas le laxisme, c’est la violence qui s’oppose à la force publique.

Lorsqu’un territoire de la République à deux pas d’ici est occupé depuis des années par des hors la loi en dépit des décisions de justice, des élections démocratiques et même du résultat d’un référendum, c’est l’autorité de l’Etat, partout en France, qui est bafouée.

Lorsqu’en Guyane, des individus cagoulés prétendent suppléer à l’Etat défaillant pour assurer la sécurité des citoyens, c’est la république qui est mise en cause.

Lorsque les professeurs tremblent devant leurs élèves, les forces de l’ordre devant les délinquants, les politiques devant les démagogues, à ce moment-là, la vie en commun devient impossible.

Il y a une phrase du grand poète Saint John Perse que j’aime beaucoup : « la démocratie, plus qu’aucun autre régime, exige l’exercice d’autorité ».

Comment restaurer cette déperdition d’autorité impulsée il y a une cinquantaine d’années ? En refondant notre République à partir de l’école, de la famille et de tous ceux qui, plus largement, assurent la sécurité publique.

A côté de l’autorité, je place la transmission.

La transmission est l’acte essentiel qui inscrit tout acte politique dans la durée, qui en conçoit les conséquences à court, moyen et long terme.

La transmission nous apprend que nous avons une dette par rapport à ceux qui nous ont précédé et un devoir à l’égard de ceux qui vont nous succéder. C’est l’image du relais que l’on se passe de main en main et qui permet à notre pays de rester dans la course.

La transmission découle tout naturellement de l’autorité. Car pour la recevoir, il faut que les élèves, les enfants, les citoyens se mettent en situation de recueillir ce qui va leur être transmis. Mais encore faut-il que, au début de la chaîne, on veuille transmettre un enseignement. Comment transmettre, par exemple, à l’école quand on estime que l’élève peut seul juger du bienfondé de ce que l’on va lui transmettre et qu’il faut s’adapter à la tyrannie de son intérêt ? Comment transmettre quand l’émetteur, lui-même, estime que la connaissance des fondamentaux est facultative ?

Quand une société se dit « à quoi bon transmettre », c’est le signe qu’elle est menacée de déclin. Qu’elle s’enferme dans l’égoïsme que l’on peut, par exemple, relever en politique durant ces dernières décennies où l’on a gonflé la dette publique au risque de sacrifier le devenir des générations futures.

La transmission est la négation de la phrase « après moi le déluge ». Nous avons des enfants, nous avons des héritiers, faisons-en sorte de ne pas dilapider l’héritage. Qu’est-ce qu’une nation sinon, avant toute chose,  cette ardente obligation d’une transmission ?

Enfin, si l’autorité fonde la vie en commun sans laquelle il n’y a pas de nation. Et si la transmission inscrit la nation dans la durée. La souveraineté la sauvegarde face aux périls.

Nul n’a le droit de décréter que poser la question de la souveraineté de notre pays ferait le jeu du nationalisme pour la simple raison que tout patriote sincère se la pose.

Certains m’ont fait parfois grief dans le passé de parler beaucoup d’économie. Mais comme je vous l’ai dit, sans une France économiquement redressée, on ne peut pas exercer une souveraineté, on ne peut pas combattre la nouvelle barbarie sinon par des discours creux, des incantations et au final des replis puis des lâches abandons.

Défendre notre souveraineté, c’est défendre l’idée que l’indépendance du peuple français est aussi indispensable à nos concitoyens qu’elle l’est au monde.

Parce qu’il existe un pacte plusieurs fois séculaire entre la France qui s’est construite contre les empires et la liberté des peuples. Loin de nous restreindre et de nous replier, la souveraineté nous enrichit et nous grandit, elle redonne à notre nation cette capacité d’initiative, d’abord, en Europe puis plus généralement au sein du monde libre.

 

Mes amis, maintenant, c’est aussi à vous de jouer.

Si vous partagez cette espérance d’une France conquérante, d’une France que nous voulons hisser vers le meilleur d’elle même, alors engagez-vous dans cette bataille avec en tête l’esprit de conquête et au cœur l’espoir du renouveau ! Dites-le !

Si vous voulez que les choses changent, bougent.

Faites le savoir !

Si vous voulez définitivement tourner la page du déclin français. Si vous voulez ranger ce pouvoir et ces jeux de masques aux rayons des accessoires historiques, criez-le !

Personne n’est en mesure de vous faire taire. Nul n’est susceptible de vous impressionner parce que vous êtes le grand peuple de France dans son infinie variété et dans son absolue singularité.

Alors, soyez partout les acteurs de ce changement ! Si au fond de votre cœur bat la fierté d’être français, alors soyez fiers, soyez forts, soyez plus volontaires que tous les obstacles qui se dressent sur notre chemin, que toutes les volontés adverses.

Tous à l’action, mes amis !

Engagez-vous, osez, foncez, brandissez avec moi l’étendard de la France, ce drapeau des hommes et des femmes debout, ce drapeau libre deviendra demain celui de notre victoire !

Vive la France et vive la République.

 

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François Baroin – Le Grand Jury

François Baroin : « Emmanuel Macron a changé d’avis sur tous les sujets. Il est temps de dénoncer cette imposture !
La vérité, c’est qu’il est le candidat du Parti socialiste. » #LeGrandJury

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Fillon souhaite une France réformée pour peser en Europe – Interview à Ouest-France

Élu, quelle serait votre première grande décision ?

Une initiative envers l’ensemble des pays de l’Union européenne pour organiser une conférence sur la sécurité et la guerre contre le terrorisme islamique.

Et sur le plan national, la promesse que vous vous engagez à tenir, coûte que coûte ?

Relancer immédiatement la machine économique pour atteindre le plein emploi. C’est la priorité absolue. La plupart des pays de l’Europe du nord ont fait des réformes qui leur permettent d’être quasiment au plein-emploi, c’est-à-dire un taux de chômage inférieur à 7 %.

Dépenses, recettes, fiscalité : quelle est l’économie globale de votre projet ?

Je suis le seul à proposer un projet réaliste et financé. M. Mélenchon, c’est 173 milliards de dépenses en plus ; Mme Le Pen, 150 milliards ; M. Hamon, 71 milliards ; M. Macron, c’est 60 milliards d’économies, mais 50 milliards de dépenses nouvelles. Moi, je propose 100 milliards de baisse de dépense publique, chiffre nécessaire pour atteindre l’équilibre des comptes au bout de cinq ans : 35 à 40 milliards pour l’administration publique de l’État, les collectivités locales pour 15-20 milliards ; le secteur social avec la retraite à 65ans (20 à 25milliards), les dépenses de Sécurité sociale (20 milliards), le retour à l’équilibre de l’Unedic (10 milliards). Cet effort résolu sur les dépenses de fonctionnement nous permettra de préserver l’investissement public et d’augmenter de 12 milliards les dépenses consacrées à la Défense, la Sécurité et la Justice. Il nous permettra également de réduire de 40 mds les impôts et les charges sur les entreprises pour rétablir leur compétitivité et d’augmenter les petites retraites. Grâce à une augmentation modérée de la TVA, les importations participeront au financement de notre protection sociale permettant ainsi de réduire les cotisations sociales des salariés et donc de préserver leur pouvoir d’achat.

Touchez-vous à l’impôt sur le revenu ?

Ma priorité, c’est l’augmentation du salaire net à travers la baisse des charges sociales. La baisse de l’impôt sur le revenu devra intervenir plus tard, quand la situation économique le permettra.

Au-delà du chiffrage, comment sortir du blocage de la société ?

Le blocage est plus souvent dans la tête des dirigeants que dans la réalité du pays. On a fait deux réformes des retraites, considérées comme impossibles, qui ont mis des gens dans la rue, mais qui ont été faites quand même. Au moment de la loi El Khomri, il y a eu quelques jours de grèves, 50 000 personnes dans les rues, mais le pays n’a pas du tout été bloqué. Il faut de la détermination. Je suis allé défendre mon projet devant la CFDT : je ne dis pas que l’accueil était enthousiaste, mais le dialogue était engagé.

Premier ministre, vous avez mis en œuvre la diminution des fonctionnaires. Sauf que, dans les territoires, on a embauché à tour de bras !

C’est pour cela que, cette fois, la diminution des effectifs porte sur les trois fonctions publiques. La modulation des dotations de l’Etat aux collectivités locales en fonction de leurs efforts, c’est aussi un moyen de les inciter à réduire leurs effectifs. Mais je propose aussi d’interdire à l’État d’imposer des contraintes qui ne soient pas financées. Et ainsi d’abroger l’application des rythmes scolaires, de faciliter les recrutements hors statut et de donner une très grande liberté aux communes et aux départements pour s’organiser, fusionner. Je fais le pari que cette liberté donnera plus de résultats que la contrainte venue d’en haut.

Quels leviers pour réduire les fractures numérique, sanitaire ?

La base, c’est la croissance, l’emploi, le retour de l’activité. Je propose un plan très haut débit des territoires ruraux à travers la vente, par l’État, de participations non stratégiques, pour créer un fonds d’investissement servant à financer le très haut débit. Je propose un plan d’équipement en maisons de santé, avec un numerus clausus régionalisé, et la poursuite des ouvertures de maisons de service public. Enfin, de revoir les critères des zones de revitalisation rurale en souffrance.

Comment la rendre l’agriculture compétitive ?

Je veux que l’on traite les agriculteurs comme des entrepreneurs, avec un statut simple et souple, que l’on fasse de la vente directe, du commerce, ou de la grande exploitation. Ensuite, une baisse des charges dans le cadre des 40 milliards d’allègements que je propose pour l’ensemble des entreprises. Troisièmement, que l’on nettoie, par ordonnance, toutes les normes ajoutées aux normes européennes qui expliquent une grosse partie du handicap de l’agriculture française. Je propose un compte aléas climatiques permettant de placer les résultats des bonnes années, sans impôt et sans délai, pour financer les mauvaises. Enfin, je veux que la France vienne avec une proposition de réforme de la politique agricole commune orientée sur la production et l’investissement.

Respecterez-vous les engagements de la COP21 ?

Oui, bien sûr. Je considère qu’ils sont nécessaires et engagent la parole de la France. Mon objectif en matière énergétique est de parvenir à une économie complètement décarbonée. Nous engagerons un processus de fermeture de toutes les productions d’énergies fossiles, en les compensant par du renouvelable, un gros effort, mais aussi par le maintien du parc nucléaire modernisé.

Notre-Dame-des-Landes ?

On le fait. Je ne change pas de position. D’abord parce que c’est un projet qui a un vrai sens stratégique pour l’Ouest français. Ensuite, parce que la démocratie consiste à respecter les décisions de justice, les élections, les référendums. La manière dont a été géré le dossier de Notre-Dame-des- Landes a eu un impact sur le climat général en France en renforçant le sentiment d’absence d’autorité de l’État, incapable de faire respecter l’ordre public.

Votre maître mot, c’est libérer. Mais dans le cas de secteurs stratégiques, comme les chantiers de Saint-Nazaire, l’État doit-il intervenir ?

Oui, et je l’ai déjà fait pour les Chantiers de l’Atlantique. Il ne s’agit pas de nationaliser, mais de s’assurer que les acteurs publics pèsent d’un poids suffisant au capital et dans les décisions importantes d’investissement et de localisation de l’activité.

Faut-il faire bouger les lignes européennes sur les aides d’État ?

Sur les aides d’État et sur la concurrence. Les menaces que fait peser M. Trump sur le libre commerce doivent nous conduire d’abord à des mesures de rétorsion dissuasives et à une politique de la concurrence favorable aux entreprises européennes, et pas simplement destinée à favoriser la concurrence à l’intérieur du territoire européen. Il me semble que nos amis allemands, réticents à ces perspectives, devraient progressivement changer de point de vue, notamment après l’accueil réservé à Mme Merkel par M. Trump.

Les Allemands doivent changer quoi ?

Accepter l’idée que les États-Unis défendent d’abord leurs intérêts et que l’Europe doit défendre les siens. J’ai senti une très grande résistance de milieux politiques et économiques allemands à cette idée que l’Europe devait se protéger par rapport à une politique américaine agressive. Avec la menace de Trump de taxer les importations de BMW et Mercedes, je pense que l’Allemagne va commencer à réfléchir à une stratégie plus offensive et donc à une forme de solidarité européenne.

En imposant des droits de douane ?

Ce n’est pas ce que je propose. Mais il faut dire aux Américains que l’on n’acceptera pas qu’on nous impose des règles sans que nous réagissions. Sur le numérique, par exemple, l’Europe peut se fixer un cadre fiscal et réglementaire qui permette de rééquilibrer la concurrence. On doit mettre sur la table cette affaire absolument scandaleuse de l’intervention de la justice américaine dans les entreprises européennes, contraire aux règles d’exterritorialité du droit international.

Le Franco-Allemand est moribond. Vous le relancez par quoi ?

Il est moribond parce que François Hollande a commencé son quinquennat en essayant d’opposer les pays du Sud à l’Allemagne, tentative qui a laissé des traces. Ensuite, parce que la France ne respecte pas ses engagements sur le déficit. Il faut avoir une stratégie de croissance et de réforme qui rétablisse une forme de confiance.

Pas en prenant nos ordres à Berlin, comme le dit Mme Le Pen ?

Respecter ses engagements, ça ne veut pas dire être soumis. C’est sûr qu’avec Mme Le Pen, en six mois, c’est le Fonds monétaire international qui gérera le pays ! L’Europe est en grand danger. Le brexit est un coup de tonnerre. On a besoin d’un projet de relance. Et il ne peut pas passer par un nouveau traité, parce que ce serait des mois de négociations, des concessions à chacun des 27, un traité qui serait rejeté. La voie possible, c’est une initiative franco-allemande sur quelques sujets prioritaires.

Lesquels ?

L’euro, d’abord. La monnaie commune, pour en faire un atout, il faut engager un effort d’harmonisation au moins sur la fiscalité des entreprises. Je préconise une forme de gouvernement de la zone euro, composé des chefs d’État et de gouvernement, une structure légère, un agenda fiscal, cinq ans pour harmoniser la fiscalité des entreprises, dix ans pour les ménages. L’objectif, c’est de faire de l’euro un instrument d’indépendance et de souveraineté, à côté du dollar et de la monnaie chinoise, qui va devenir convertible.

Vous pousserez pour un Brexit soft ?

On ne peut pas à la fois quitter l’Europe et en garder les avantages. Je défendrai nos intérêts avec vigueur dans la négociation avec les Britanniques et je renégocierai les du Touquet en matière d’immigration.

Quels sont vos rapports personnels avec Mme Merkel ?

J’ai une relation de confiance, nous avons des caractères qui sont assez proches, une forme de calme et de solidité. On partage la même vision de la société et de l’économie, ce qui n’est pas le cas avec le président de la République française. Alors, c’est vrai, j’ai dit à Mme Merkel, et en Allemagne, que la France, certes n’avait pas de leçon à donner sur sa politique de réfugiés, mais qu’elle n’était pas en mesure d’accueillir un nombre important de réfugiés, compte tenu de la situation économique, sociale, des tensions que nous avions sur notre territoire.

Que vous a-t-elle répondu ?

Je ne veux pas la faire parler, mais j’ai le sentiment que l’Allemagne est consciente des difficultés que cette politique entraîne.

En matière de politique migratoire, y a-t-il des terrains d’entente entre Européens…

Il faut bien que chacun comprenne que s’il n’y a pas un effort pour sécuriser les frontières, nous allons vers une explosion de Schengen et le retour des frontières nationales.

Vous décrivez la menace stratégique, le défi migratoire, la menace djihadiste… que vous considérez comme une priorité absolue…

C’est aujourd’hui le totalitarisme islamique qui nous menace, à l’intérieur de nos frontières comme à l’extérieur.

La réforme Schrœder de l’assurance chômage est-elle un exemple pour vous ?

C’est ce que je propose. Notre système d’indemnisation du chômage est très lourdement déficitaire. Avec bientôt quarante milliards de dettes et un déficit annuel de l’ordre de quatre milliards. Je propose qu’on revienne à l’équilibre et pour cela il faut intégrer une dégressivité de l’assurance chômage.

Vous vous dites proche de Mme Merkel, mais si c’est Martin Schulz qui gagne et gouverne avec la gauche radicale, ce serait un problème ?

Je n’ai pas à intervenir dans la vie politique allemande. Je prendrai les initiatives nécessaires avec tout gouvernement allemand, quel qu’il soit. L’Allemagne, c’est l’Allemagne. L’Allemagne est notre partenaire historique et notre allié. Mais il est vrai que j’ai une proximité idéologique avec Mme Merkel que je n’ai pas avec M. Schulz. Dans le passé on a vu des présidents et des chanceliers de bords différents. La relation franco-allemande transcende les résultats des élections. Nicolas Sarkozy, au début de son mandat, voulait privilégier la relation britannique, et je lui avais dit qu’entre la France et la Grande-Bretagne, il y aurait toujours la Manche. Il faut être réalistes : la réalité c’est que la France et l’Allemagne sont deux puissances continentales dont les destins sont liés.

Êtes-vous pour la fin des sanctions contre la Russie ?

Même si nos amis allemands n’y sont pas favorables, il faut lever le plus vite possible l’embargo sur la Russie. La confrontation ne peut déboucher que sur des catastrophes. Les Russes ne plieront pas. Ce n’est pas un peuple qui baisse la tête devant des sanctions économiques. Je ne dis pas qu’ils ne commettent pas des erreurs ; je dis que la méthode ne convient pas. On dit que la partie russe ne respecte pas les accords de Minsk, mais la partie ukrainienne non plus ! Donc, il y a bien un moment où il faut que l’Europe se fâche.

… Jusqu’à ce que la Crimée soit rendue à l’Ukraine ?

Cela, c’est une vue de l’esprit. La Russie ne rendra jamais la Crimée parce que les trois quarts des habitants de la Crimée sont russes. Autant la question de l’Est de l’Ukraine se pose de façon tout à fait différente, autant quand on connaît l’histoire de la Crimée, quand on sait pourquoi la Crimée a été rattachée à l’Ukraine, on ne peut pas être aussi catégorique.

Mais vous êtes prêt à reconnaître l’annexion de la Crimée ?

Il faut une discussion internationale, que l’Onu se saisisse du sujet. L’intangibilité des frontières est une donnée importante de la stabilité internationale, mais le droit des peuples à disposer d’eux- mêmes aussi. Chacun connaît la situation de la Crimée par rapport à la Russie. À la fois historique, linguistique, culturelle. Donc, poser comme préalable qu’il n’y aura aucune discussion avec la Russie tant qu’elle n’aura pas rendu la Crimée, c’est se placer dans une impasse totale.

Vous avez déclaré que M. Poutine est un homme honorable. Le pensez-vous toujours après les bombardements d’Alep ?

Vladimir Poutine est le président de la Russie qui est le plus grand pays du monde par la superficie et une puissance incontournable dans la région. Nous devons en tenir compte, au-delà du jugement moral que l’on peut porter sur sa politique. Mais n’oublions pas que la Russie n’a pas de tradition démocratique. Quant au martyr d’Alep, il avait commencé bien avant l’intervention russe. Intervention que nous aurions pu éviter si nous nous étions engagés dans une vraie coalition pour libérer la Syrie.

Estimez-vous qu’il faut parler à Assad ?

Le régime syrien a tenu. Je suis très critique à son égard, mais il a tenu. Donc il faut faire un état des lieux. Dans un premier temps se débarrasser de l’État islamique, c’est la priorité absolue, et ensuite la question de l’avenir de la Syrie se posera. Ma conviction, c’est que Bachar el Assad ne peut pas être l’avenir de la Syrie. A un moment, il faudra qu’il soit remplacé. Mais on n’y parvient pas simplement en prenant des postures morales…

Vous préconisez d’accroître l’effort de défense en France. Quel schéma d’organisation entre Européens ?

Aujourd’hui, la menace principale et la plus immédiate, c’est celle qui vient de la montée de ce que j’appelle le totalitarisme islamique. Face à cette menace, je considère que l’Europe doit prendre ses responsabilités. Parce qu’elle est directement menacée, au contact, parce que la rive Sud de la Méditerranée, c’est à une heure de l’Europe. Et parce que la politique américaine semble, au moins pour le moment, être plutôt une politique de retrait et de recul. Donc, nous avons besoin d’un effort de défense européen.

De quel type ?

Il peut y avoir une réflexion sur la mutualisation des moyens. On a des manques en matière de transports, de guerre électronique, de drones, etc. Il y a certainement un travail de complémentarité à faire.

Vous avez critiqué jeudi soir le fait que l’armée allemande ne combat pas. Où devrait-elle combattre ?

Par exemple, au Sahel, la France ne va pas pouvoir éternellement toute seule porter l’effort. Ce n’est pas sain et c’est au-delà de nos possibilités financières. Puisque l’Allemagne a des excédents, elle peut peut-être participer un peu plus au financement de la politique de sécurité européenne.

Le problème, c’est que l’opinion publique allemande est foncièrement opposée à toute intervention extérieure…

Les Allemands sont réalistes et les événements récents, notamment à Berlin, ont montrés qu’ils étaient eux aussi la cible du terrorisme islamique. C’est une réalité dont ils doivent tenir compte. Quant à l’idée qu’un pays occidental peut intervenir massivement dans la vie d’un autre pays, en Afrique ou au Moyen Orient comme cela s’est fait en Irak ou en Libye, je pense que c’est une vision qui appartient au passé. Les forces occidentales peuvent intervenir de façon ponctuelle, en soutien à des armées locales ou pour sécuriser de façon temporaire des territoires, mais en aucun cas être dans une stratégie à l’américaine d’occupation dans la durée. 

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Pourquoi la sortie de la zone euro conduirait à la ruine des épargnants et des travailleurs

Marine Le Pen propose de sortir de la zone euro. Si un tel scénario devait se produire, cela conduirait à la ruine des épargnants et des travailleurs.
 
1. Une perte de pouvoir d’achat
Tout d’abord, une sortie de la zone euro entraînerait une baisse d’environ 20% de la valeur de la nouvelle monnaie. Autrement dit, 100 euros ne vaudraient plus que 80 nouveaux Francs.
Automatiquement, le coût des produits que nous faisons venir de l’étranger augmentera aussi d’environ 20%. Par exemple, le litre d’essence passera de 1,5€ à 1,8€. De même, les prix des smartphones et matériels informatiques augmenteront très fortement.
Une sortie de la zone euro conduirait à une perte de pouvoir d’achat d’environ 2.000 euros par an.
 
2. Une explosion de la dette, déjà très élevée
La dette française est actuellement de 2 200 milliards d’euros, ce qui correspond environ à 95% de la richesse nationale. Une sortie de la zone euro et une dévaluation de la nouvelle monnaie provoquerait immédiatement une augmentation de notre dette.
Qui paiera la facture ? Les ménages français par l’augmentation des impôts. En effet, il serait alors impossible pour l’Etat de financer les dépenses publiques à leur niveau actuel : l’Etat aura du mal à emprunter de l’argent. Il devra soit réduire drastiquement les dépenses publiques, soit augmenter les impôts pour financer le maintien des services publics (école, sécurité, santé, transports) et le paiement des agents publics.
 
3. Une hausse des taux d’intérêt
En cas de sortie de la zone euro, les taux d’intérêt augmenteraient de manière considérable. Parce que le nombre de ceux qui voudront emprunter à une France qui n’a pas honoré sa dette va très fortement diminuer.
Pour un crédit immobilier de 150.000€ sur 15 ans, le coût total de l’emprunt passerait de 25.000€ à 44.000€ et les remboursements annuels seraient augmentés de 1.260€.
 
4. Des conséquences néfastes pour les épargnants
Une baisse de 20% de la valeur de l’épargne des Français correspondrait, pour un livret d’épargne de 10.000€ à une perte de 2.000€.
 
5. Une explosion du chômage
La sortie de la zone euro pénaliserait les entreprises par une hausse des taux d’intérêts. Elles ne pourront alors plus investir ni créer de l’activité. Conséquence : de nombreuses faillites qui supprimeraient 500.000 emplois.
 
Le Front national tente donc de faire croire aux Français que la France serait plus forte et plus libre sans l’Union européenne et sans l’euro. C’est une dangereuse illusion. De plus, seule et isolée, la France devra livrer une guerre commerciale contre le reste du monde qu’elle ne peut que perdre.
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Pour une France compétitive..

Contre le chômage qui touche près de 6 millions de nos compatriotes, contre la croissance molle et la désindustrialisation, la France a tout essayé … sauf ce qui marche partout ailleurs. Et ce qui marche dans les autres pays, c’est une politique économique qui place les entreprises au cœur de la croissance, et qui leur donne les moyens de se développer et de créer des emplois.

C’est parce qu’elle réalise des bénéfices qu’une entreprise peut investir, innover, gagner des parts de marché, et donc créer des emplois. Voilà pourquoi il faut continuer à réduire les charges sociales et les impôts des entreprises : non pas pour leur faire des « cadeaux », mais pour favoriser l’investissement, l’innovation et la création d’emplois.

Je veux ainsi réduire massivement les charges sociales et fiscales qui pèsent sur la compétitivité. Cela représente 35 Mds en faveur des entreprises : 25 Mds au travers d’une baisse des charges sociales et des impôts qui pèsent sur la production, et 10 Mds au travers d’une baisse de l’impôt sur les sociétés. Par ailleurs, la suppression de l’ISF porte ces allégements à 40 Mds. Cela représente plus que l’ensemble des dépenses de R&D des entreprises (30 Mds€) ou 15% de leurs dépenses d’investissement (260 Mds€) : de quoi redonner un nouveau souffle à l’économie française !

Les propositions

Simplifier et renforcer les allègements de charges sociales pour réduire le coût du travail et créer des emplois
  • 1
    Renforcer les allègements existants par un nouvel allègement de charges sociales et d’impôts de production, de 25 Mds€, portant sur tous les salaires, pour redonner un nouveau souffle à l’économie française. Cet allègement montera progressivement en charge jusqu’en 2020.
  • 2
    Transformer le CICE qui est un crédit d’impôt complexe, en baisse des charges patronales pour un montant équivalent, durable et lisible.
Réduire l’impôt sur les sociétés et stabiliser la loi fiscale pour renforcer l’attractivité de la France et créer des emplois
  • 3
    Alléger l’impôt sur les sociétés (IS) pour renforcer la compétitivité de nos entreprises et la création d’emplois en France. Les contributions additionnelles à l’IS seront supprimées en 2018 et le taux d’IS sera diminué progressivement pour atteindre environ 25% au terme du quinquennat. Cette mesure représente un effort de l’ordre de 10 Mds€ et permettra de tendre vers le taux moyen de l’Union européenne.
  • 4
    Prolonger jusqu’en 2019 le dispositif de suramortissement exceptionnel des investissements, pour soutenir l’investissement et la trésorerie des entreprises industrielles.
  • 5
    Stabiliser et rendre lisible notre politique fiscale pendant cinq ans, après avoir annoncé les grandes mesures fiscales du quinquennat, pour donner de la lisibilité aux acteurs économiques.
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Invité de L’Émission Politique

Terrorisme : « Je demande depuis des années une grande coalition mondiale avec tous les Etats qui sont capables de combattre ce mouvement totalitaire. »

 

« Cela fait deux mois que la presse déverse sur moi des torrents de boue. En 36 ans de vie publique, jamais mon honneur n’avait été mis en cause. »

 

« Vous ne pourrez pas trouver une seule décision ou position qui soit influencée par mon activité professionnelle. »

 

« Je mets en cause le président de la République. Et je demande solennellement l’ouverture d’une enquête sur les allégations qui sont portées dans un livre qui sort ces jours-ci. »

 

« On a 6 millions de chômeurs, 9 millions de pauvres et 2.200 milliards de dette. Je veux rompre avec cette situation. »

 

« Si on veut des améliorations dans la fonction publique, il faut diminuer le nombre d’emplois publics et travailler un peu plus. »

 

« Vous arrivez ici, comme un procureur. De quel droit me condamnez-vous, Madame ? »

 

« C’est la première fois qu’une politique de quotas, comme je la propose, est défendue dans une élection présidentielle. »

 

« Madame Le Pen fait des discours sur l’immigration, mais il n’y a aucune mesure. Moi, je propose un mécanisme démocratique : celui des quotas. »

 

« On ne fera pas de majorité entre Alain Madelin et Robert Hue. C’est la démonstration que Monsieur Macron ne pourra pas diriger le pays. »

 

« Je demande l’ouverture d’une enquête sur les agissements du cabinet noir du président de la République dénoncés dans un livre. »

 

« Non seulement j’ai la force de mener cette campagne, mais je serai au second tour de l’élection présidentielle. »

 

L’intégralité de L’Emission politique à revoir ici :

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